Groupe Génération.s écologique et solidaire

Juillet - Août 2018

 

Alors comme ça, on dépense « trop de pognon » dans le social ?

 

Il est bien curieux ce monde où « ceux qui gagnent 100 000 € par mois expliquent à ceux qui perçoivent 1 800 € mensuel que ce qui leur arrive est la faute de ceux qui touchent 551 € d’allocations mensuelles », c’est-à-dire le montant du RSA pour une personne seule, puisque, dixit le président de la République « les gens pauvres restent pauvres ». « À quoi bon payer des impôts si c’est pour financer des politiques inefficaces ». Mais Emmanuel Macron ne s’arrête pas là. Il ajoute : il faudrait dorénavant « responsabiliser les pauvres ». Voilà le crédo habituel des tenants de la droite libérale. Les pauvres sont des assistés. Ce que nous appelons la justice sociale, la redistribution, la solidarité, eux le qualifient d’assistanat, quel mépris !

 

Alors oui effectivement, on ne sort pas de la misère avec 551 € mensuels. On survit. L’aide sociale n’est pas suffisante en soi, elle doit accompagner la formation, la création d’emploi, le logement, l’éducation. Si la France compte un million de pauvres supplémentaires depuis dix ans, et un nombre de SDF en augmentation de 50 %, c’est parce que nous sortons à peine d’une crise dont la durée n’a pas eu d’équivalent dans notre histoire contemporaine.

 

Et si beaucoup peinent à voir la sortie du tunnel, d’autres craignent de voir leur situation s’assombrir. Face à cette perspective politique qu’il faut combattre, nous devons continuer à agir pour aider ceux qui en ont le plus besoin. C’est ce que nous faisons à Chevilly-Larue dans la mesure de nos moyens.

 

Par Philippe Komorowski, conseiller municipal, élu du groupe Génération.s écologique et solidaire

Pour nous contacter : m1717chevillylarue@gmail.com

Juin 2018

Une loi alimentation sous le poids des lobbys

Avec la loi qu’il va porter au nom du gouvernement, Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture, se détourne d’une agriculture d’avenir. En refusant d’interdire les glyphosates ; en refusant d’installer la vidéo dans les abattoirs et de mettre fin à l’élevage en cage des poules, des lapins et des truies ; en choisissant de ne pas aider les collectivités locales à la mise en oeuvre des 50 % d’alimentation bio et locale dans la restauration collective, il choisit de sacrifier l’avenir agricole de la France en se faisant l’allié des lobbys.

 

 

 

 

Le ministre de l’Agriculture et le gouvernement persistent à soutenir une agriculture d’un autre temps dépendante de la chimie, du pétrole et de l’exploitation animale. L’urgence climatique et environnementale exige de nos dirigeants des choix cohérents. La guerre que mène ce gouvernement contre la nature pénalise aussi les agriculteurs, premières victimes de l’alliance des multinationales, de l’agroalimentaire et de la grande distribution.

 

 

 

 

À cette réalité s’ajoute le constat que les aliments mis à disposition des consommateurs présentent des risques pour leur santé. Les maladies environnementales explosent. Pour répondre à cette situation, il est vital d’inventer une nouvelle révolution agricole qui reposerait sur une agriculture paysanne et bio, des filières courtes, l’abandon de la chimie, le respect des éco-systèmes, la prise en compte du bien-être animal et la création d’emplois permettant une meilleure répartition de la charge de travail.

Les collectivités et les commerçants seraient ainsi sûrs de proposer aux consommateurs des produits sains, de qualité et meilleurs marchés.

Par Laurent Taupin, maire-adjoint, élu du groupe Génération.s écologique et solidaire

Pour nous contacter : m1717chevillylarue@gmail.com

Mai 2018

Un service public de qualité à Chevilly-Larue

Le 12 avril dernier le Conseil municipal a adopté son budget pour l’année 2018. Un budget qui vise à répondre aux besoins des Chevillais dans tous les secteurs dans lesquels la ville intervient depuis des années (les affaires scolaires, la jeunesse, la culture, les affaires sociales, les retraités, le sport, le développement durable...).

Malgré les contraintes imposées par l’État, nous nous efforçons de proposer un service public de qualité aux habitants de Chevilly-Larue, à tous les habitants quels que soient leurs besoins, car tous peuvent être susceptibles d’avoir recours aux services proposés par la ville. Le vote de notre budget est l’aboutissement d’un long processus d’élaboration où les services ainsi que tous les élus

en charge d’une délégation furent consultés. Ce processus d’élaboration a toujours existé, mais il prend une dimension particulièrement importante aujourd’hui, dans la mesure où la politique d’austérité menée par le gouvernement nous oblige à faire des choix. Les villes sont désormais entrées dans une forme de résilience. Cela signifie qu’elles doivent adapter leurs politiques aux moyens dont elles disposent et ces moyens diminuent d’année en année. Les baisses de dotations de l’État, les réformes institutionnelles (création de la Métropole du Grand Paris et d’établissements publics territoriaux), la suppression de la taxe professionnelle, et bientôt de la taxe d’habitation, enlèvent aux communes la pleine maîtrise de leur budget. Malgré cela, nous continuerons de proposer la meilleure qualité de service possible.

 

par Philippe Komorowskiconseiller municipal et élu du groupe Génération.s écologique et solidaire

Avril 2018

Défendons le service public !

Ils ne se rendent pas tous les jours sur le poste de travail en se disant, je suis fonctionnaire ou salarié d’une entreprise publique. Ils sont enseignants, infirmiers, policiers, agents territoriaux, mais aussi cheminots, pilotes d’avion, électriciens ou postiers... Ils ou elles enseignent, nous soignent, nous protègent, nous transportent... Et même si cela nous arrive de les critiquer, nous savons qu’ils exercent leur métier avec  dévouement et parfois malheureusement au péril de leur vie, comme nous l’avons malheureusement constaté avec le décès du lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame.

Cela fait maintenant plus de dix ans que les gouvernements successifs s’attaquent à notre service public en imposant année après année une politique de dérégulation et de privatisation qui dégrade la qualité des services proposés. On le constate à la SNCF avec la fermeture des lignes non rentables et des points de vente, sans parler de cette réforme visant à remettre en cause le statut des cheminots. On l’observe à La Poste avec cette réduction des horaires d’ouverture, voire la fermeture des bureaux, ainsi qu’une nette dégradation des conditions de travail des salariés.

Et puis, il y a ce projet en cours de privatisation d’Aéroports de Paris incluant Orly, revenant à confier aux investisseurs privés non seulement un outil au service du public, mais aussi un acteur stratégique au cœur d’un des plus grands pôles économiques d’Île-de-France. Il faut combattre cette politique libérale menée par le gouvernement qui remet en cause la nécessaire fonction protectrice de l’État.

par Laurent Taupinmaire-adjoint et élu du groupe Génération.s écologique et solidaire

Mars 2018

 

La rénovation énergétique, une nécessité

La rénovation énergétique est une nécessité dans la lutte contre le changement climatique. Le projet du gouvernement, dans le cadre du Plan Climat, devrait permettre la rénovation des logements mal isolés afin d’améliorer les conditions de vie des personnes qui y vivent –notamment les 5 millions de foyers en situation de précarité énergétique– et aussi de faire en sorte que la France réduise sa consommation d’énergie et ses émissions de

gaz à effet de serre. Le budget prévu est de 2,8 millards d’€ annuels, avec un objectif de 500 000 logements rénovés par an.

Or ces objectifs sont à peine plus élevés que ceux du quinquennat précédent. Si l’on voulait atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, afin de se conformer au plan

Climat du Parlement européen, il serait nécessaire d’augmenter de 14 à 20 milliards le budget du plan de rénovation durant le quinquennat. Mais ce qui est important, c’est la répartition de ce budget et, dans ce cadre, la place des collectivités locales disposant d’un plan Climat -air-énergie est indispensable. Il faudrait assurer également des aides financées stables pour les ménages et les copropriétés en développant notamment des sociétés de tiers financement pour piloter et financer les opérations de rénovation thermique.

À Chevilly-Larue, dans le cadre de l’Agenda 21, nous menons la lutte contre la précarité énergétique et nous délivrons une aide aux particuliers qui réalisent des travaux de rénovation en aménageant leurs combles. De plus, nous avons en projet de conseiller les copropriétés qui souhaiteraient développer un projet de rénovation thermique.  

par Laurent Taupinmaire-adjoint et élu du groupe Génération.s écologique et solidaire

Février 2018

Accueillons plus dignement les migrants

Au mois de décembre 2017, plus de vingt associations ont saisi le juge des référés du Conseil d’État à propos de la circulaire du 12 décembre visant à mettre en œuvre le tri des personnes étrangères dans les centres d’hébergement.

En effet, cette circulaire organise « l’examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence » par des « équipes mobiles » composées d’un ou plusieurs agents de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) et d’agents de la préfecture compétents en droit des étrangers.

Par ce texte qui instaure des procédures de recensement et d’évaluation des personnes sans abri ou hébergées à raison de leur nationalité, nous assistons à une remise en cause des principes fondamentaux qui gouvernent l’hébergement des plus démunis. Cette mesure fragilise les responsables des centres d’accueil ainsi que les associations qui ne pourront plus garantir la sécurité des personnes.

En prévoyant un tri selon la nationalité ou le statut administratif des personnes dans les centres d’hébergement, la circulaire en vient donc à hiérarchiser, voire à mettre en concurrence, les situations de pauvreté. Ce sont clairement les migrants qui sont visés par cette circulaire, ceux qui, venus au péril de leur vie trouver refuge en Europe, sont ainsi traqués par l’administration française.

Cette orientation du gouvernement surfe sur une opinion publique favorable au rejet des migrants et des réfugiés. Nous sommes fiers à Chevilly-Larue d’avoir accueilli dans l’ancienne gendarmerie plusieurs dizaines de réfugiés, car l’accueil des plus démunis doit rester une tradition française. 

par Laurent Taupin, maire-adjoint et élu du groupe Génération.s écologique et solidaire

Janvier 2018

 

Chevilly-Larue adopte son deuxième Agenda 21

 

Le Conseil municipal de Chevilly-Larue a adopté lors de sa séance du 14 décembre son deuxième Agenda 21, c’est-à-dire son programme d’actions en matière de développement durable. Établi pour une durée de 8 ans, notre Agenda 21 a, d’ores et déjà, validé 10 objectifs et 19 fiches actions pour les 3 prochaines années. Nous avons construit un programme qui fera que tous les agents et tous les élus seront, à un moment donné, chargés d’un dossier autour de l’Agenda 21.

Aujourd’hui, la question écologique et environnementale touche tous les aspects de la société et les villes ont un rôle tout particulier à jouer pour sensibiliser et impulser des politiques qui permettent de réduire les gaz à effet de serre ainsi que la pollution tout en limitant les effets du dérèglement climatique.

Nous vivons dans un monde qui est à la croisée des chemins. Soit nous continuons de brûler les énergies fossiles pour le seul profit égoïste de quelques-uns tout en mettant en péril les générations futures, en laissant les pays situés sur les zones des tropiques et de l’Équateur supporter les effets les plus terribles du changement climatique. Soit nous optons franchement pour une transition écologique de la société, qui permettra de limiter le réchauffement climatique tout en améliorant le bien-être de chacun. Ce serait là aussi un acte de solidarité, non seulement vis-à-vis des plus modestes autour de nous, mais aussi vis-à-vis des pays les plus pauvres de la planète.

Nous vous souhaitons, à toutes et à tous, une très bonne année écologique et solidaire.  

par Laurent Taupinmaire-adjoint et élu du groupe Génération.s écologique et solidaire

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