Service public

"Non aux mutualisations des effectifs de police entre commissariats"

Les maires de Chevilly-Larue, L’Haÿ-les-Roses, Fresnes, Rungis et Thiais unissent leurs déclarations en réaction à l’annonce, ce vendredi 30 mars, du Préfet de police de Paris, en matière de réorganisation des forces de police dans le Département, suite aux orientations du ministre de l’Intérieur.

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Voici le communiqué commun des Maires de Chevilly-Larue, L’Haÿ-les-Roses, Fresnes, Rungis et Thiais :

 

"Ce vendredi 30 mars 2018,  M. Delpuech, Préfet de police de Paris, a annoncé en présence de tous les Maires et Parlementaires du Val-de-Marne les mesures envisagées en matière de réorganisation des forces de police dans le Département, suite aux orientations données par le Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, en février dernier.

Les mesures de « mutualisation intelligente » d’effectifs entre commissariats ne signifient qu’une chose : la police nationale disposera de moins de moyens qu’avant pour rendre les mêmes missions. Les agents et officiers de police judiciaire deviendraient interchangeables au gré des manques d’effectifs dans les commissariats, à effectif constant à l’échelle du Département. Cela signifie concrètement que les fonctionnaires du commissariat de l’Haÿ-les-Roses seraient susceptibles d’être mobilisés sur la circonscription du Kremlin-Bicêtre pour combler une carence d’effectifs, déshabillant nos territoires de nos propres forces de sécurité, alors même que le commissariat de L’Haÿ-les-Roses a subi une réduction drastique de ses effectifs depuis 2 décennies.

Le commissariat de L'Haÿ-les-Roses, pour protéger 5 villes et plus de 110 000 habitants, ne dispose en moyenne que de seulement deux équipages de police secours, ce qui s'avère dès plus insuffisant au vu de l'activité et engendre des délais d'intervention dépassant parfois les 45 minutes. En outre, les effectifs spécialisés comme la BAC ne disposent plus de suffisamment d'effectifs pour être présents tous les jours.

Une telle proposition ne peut conduire qu’à opposer les circonscriptions de police et les communes entre elles, condamnées à gérer la rareté des forces de police.

Cette vision comptable est inacceptable. La sécurité publique est une fonction régalienne de l’État d’une très haute importance pour nos populations, fonction qui ne saurait être sacrifiée à l’aune des économies de gestion ni se reporter sur les communes qui ont déjà connu une baisse drastique de leurs dotations de fonctionnement de la part de l'État.

Nous demandons collectivement que l’Etat renonce à cette réorganisation et mène une réelle concertation avec les Maires des communes par circonscription, s’accompagnant d’annonces d’un renforcement significatif des effectifs de police."

 

 

Stéphanie Daumin
Maire de Chevilly-Larue

Vincent Jeanbrun
Maire de L’Häy-les-Roses

Marie Chavanon
Maire de Fresnes

Raymond Charesson
Maire de Rungis

Richard Dell’Agnola
Maire de Thiais