Groupe Ecologiste et solidaire

Janvier 2021

 

Vers une régie publique de l’eau

 

L’eau est un bien vital et une ressource à préserver. Partout dans le monde, la mainmise des grands groupes privés sur ce patrimoine commun pose question et doit nous amener à repenser globalement sa gestion, en privilégiant les régies locales pour des alternatives moins coûteuses, moins polluantes et plus démocratiques. C’est l’alternative que nous pourrions être amenés à choisir dans les prochains mois sur notre territoire. Dans le respect de la loi organisatrice du Grand Paris, neuf communes du territoire Grand-Orly Seine Bièvre, dont Chevilly-Larue, ont choisi de ne pas réadhérer au Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif), se laissant ainsi le temps de réfléchir, avec les citoyens, à l’organisation d’une régie publique de l’eau. C’est une occasion unique offerte à nos communes d’acquérir indépendance et autonomie pour mieux maîtriser le prix et la lisibilité du service public de l’eau sur son périmètre. Il est en effet tout à fait concevable de mettre en œuvre un scénario alternatif rassemblant des hypothèses volontaristes, associant déconnexion virtuelle, tarif d’achat de l’eau en gros au juste prix, un transfert équilibré du patrimoine et une gestion optimisée de la dette. Un tel scénario apporterait sans aucun doute un prix de l’eau le plus réduit possible et un équilibre financier solide. Cela permettrait certainement de négocier de façon équilibrée notre sortie du Sedif. Cette négociation ne sera pas facile, mais les enjeux sont tels que nous avons des arguments sérieux à faire prévaloir. Nous vous souhaitons à toutes et à tous une très belle année 2021.

 

LAURENT TAUPIN • maire-adjoint, président du groupe Écologiste et solidaire

Décembre 2020

 

Égalité salariale femmes-hommes : des droits à conquérir

 

De tous les événements qui auront émaillé cette année particulière, certains, sous l’éteignoir de la crise sanitaire et de la menace terroriste, n’auront pas reçu l’écho qu’ils méritent, ou qu’ils auraient reçu en d’autres circonstances. Depuis le mercredi 11 novembre, les femmes travaillent gratuitement en France, et continueront à le faire jusqu’à la fin de l’année civile. Entendons-nous bien, les salaires seront perçus jusqu’à la fin de l’année, mais amputés pour les femmes d’un peu plus de 15% en moyenne. Cette disparité s’explique à la fois par une difficulté accrue pour les femmes d’accéder aux emplois rémunérateurs autant que par des émoluments plus faibles à compétences et responsabilités égales, ainsi que par un recours plus fréquent au temps partiel. En 2020. Encore. Les faits sont de notoriété publique, et relayés depuis bien longtemps. Tous les ans, à cette date fatidique qui refuse de reculer (elle n’a pratiquement pas bougé ces 5 dernières années), quelques médias se fendent d’un maigre entrefilet. Mais les choses changent-elles pour autant ? Une situation scandaleusement banale qui tend à s’aggraver avec la crise économique qui double la crise sanitaire, les femmes étant plus durement frappées par l’augmentation du chômage (7,9 %, contre 7 % chez les hommes) et la généralisation de la précarité. N’oublions pas qu’au-delà de la crise qui nous frappe aujourd’hui, et des acquis sociaux qu’il nous faut aujourd’hui défendre, il nous reste à conquérir des droits fondamentaux. Nous vous souhaitons à toutes et à tous, dans ces circonstances difficiles, de très bonnes fêtes de fin d’année.

 

Brice Leroux • conseiller municipal, élu du groupe Écologiste et solidaire

Novembre 2020

 

Il s’appelait Samuel

 

Il était professeur d’histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine. Et parce qu’il avait enseigné ce qu’est la liberté d’expression, il est mort, tué d’une ignoble manière. Cet acte touche tous ceux qui luttent contre l’obscurantisme, ceux qui, chaque jour, font de nos enfants des êtres éclairés, des citoyens. Cet acte touche nos enseignants, nos écoles, là même où, chaque jour, on apprend à vivre ensemble, à se respecter, à vivre avec nos différences.

Samuel est mort pour avoir expliqué qu’une caricature n’était que l’expression de la liberté de pensée et que c’est là un des piliers de notre République. Ne laissons pas l’obscurité nous envahir. Ne cédons pas aux sirènes maléfiques de ceux qui veulent nous séparer, nous monter les uns contre les autres. Soyons soudés. Montrons au monde entier qu’être citoyen français c’est être croyant ou non croyant. Être citoyen français c’est être de mille couleurs, c’est accepter la différence et vivre ensemble, non pas en communauté, mais unis par des principes. Dans notre République, aucune idée, qu’elle soit religieuse, politique ou philosophique, ne peut prétendre à un traitement spécial ou être exemptée de critique, c’est ce qui nous permet d’être libre !

Nos pensées vont vers Samuel et vers l’ensemble des enseignants et de la communauté éducative mais aussi vers les musulmans qui, une fois de plus, sont associés à un acte qui n’a rien à voir avec leur religion.

 

Jean-Roch Cognet • conseiller municipal, élu du groupe Écologiste et solidaire

 

Octobre 2020

 

Le déploiement de la 5G fait débat

 

Alors que le gouvernement considère la 5G comme un enjeu stratégique, nous sommes nombreux à nous interroger sur l’impact environnemental et sanitaire induit par les usages de cet outil numérique. La technologie de la 5G est conçue pour permettre des débits, sur nos smartphones, dix fois supérieurs à la 4G actuelle. Cela entraînera une très forte consommation d’énergie par la sollicitation des antennes et des serveurs. La 5G va accélérer l’exploitation des ressources naturelles et humaines en aggravant la pollution due à l’extraction des métaux rares produits dans des conditions humaines déplorables. Très peu d’appareils sont aujourd’hui adaptés à la 5G. Son déploiement va donc se traduire par un renouvellement d’une large part du matériel au profit des opérateurs. Une étude d’impact environnemental de la 5G est donc nécessaire. En matière de santé publique, l’Anses affirme manquer de données pour mesurer « les effets biologiques et sanitaires potentiels ». Il est urgent de s’interroger sur l’impact sur notre santé lié à la multiplication d’objets hyperconnectés. Et par voie de conséquence, le déploiement massif d’objets connectés donne, de plus en plus, les clefs du contrôle social de nos données personnelles à des géants du numérique. Dans ce contexte d’urgence climatique, c’est la question même de nos modes de vie qu’il est important d’interroger. Les citoyen.ne.s doivent pouvoir décider de façon éclairée et démocratique de l’installation ou non de la 5G. Les communes doivent avoir la capacité de maîtriser le développement des réseaux numériques.

 

Philippe Komorowski maire-adjoint, élu du groupe Écologiste et solidaire

 

Septembre 2020 

 

 

La solidarité face au Covid

 

La crise sanitaire du Covid-19 que nous traversons depuis le mois de mars, est l’une des plus grandes tragédies de ces dernières années, de par ses conséquences économiques, sanitaires et sociales. Du fait du confinement, beaucoup de chevillais ont eu à faire face à des situations difficiles, notamment le règlement des loyers, le chômage, la maladie, la garde des enfants, l’augmentation du coût des denrées alimentaires... Cette crise à l’origine sanitaire est désormais corrélée à de multiples difficultés sociales et économiques d’une très grande ampleur.

Si pour l’instant la médecine est dans l’incapacité de stopper cette pandémie, les collectivités locales  volontaristes peuvent néanmoins en atténuer les conséquences auprès de nos populations, en organisant la solidarité, par exemple la distribution du gel hydroalcolique fourni par l’Oréal, l’achat et la distribution gratuite des masques réutilisables auprès de chaque Chevillais, l’octroi des bons alimentaires aux familles, sans oublier le partenariat avec les associations notamment Sol’Épi, le Secours Populaire et You’Manity qui ont accompagné les familles durant toute la période du confinement, et à qui nous adressons un grand merci.

Fidèle à ses valeurs de solidarité, la municipalité a voté à l’unanimité lors du dernier Conseil municipal du 2 juillet, une aide exceptionnelle au pouvoir d’achat pour les familles, qui ont le plus souffert de cette période de confinement. Cette aide sera distribuée au courant du dernier trimestre de cette année. Si vous estimez être dans une situation difficile suite à la Covid-19, n’hésitez pas à prendre contact avec le CCAS afin d’en bénéficier.

Bonne rentrée à tous.

 

Hermine Rigaud, maire-adjointe, élue du groupe Ecologiste et solidaire

(Laurent Taupin, Philippe Komorowski, Jean Roch Cognet, Brice Le Roux)

 

Juillet/août 2020

 

Au travail !

 

Le Conseil municipal nouvellement élu peut enfin travailler au devenir de notre commune. En effet, la mise en place du confinement au lendemain du scrutin des élections municipales du 15 mars 2020 ne nous a pas permis de nous réunir avant le 26 mai 2020, date à laquelle a eu lieu le premier conseil municipal. Chaque élu possède dorénavant sa feuille de route et a commencé sa mise en pratique.Pour notre groupe ‘’Les Citoyens’’, Armelle Dapra a pour mission le projet de la future école qui se situera dans l’actuel quartier Anatole France, ainsi que le fonctionnement de l’École du Cirque ; Paule Aboudaram travaillera sur les desseins de la future Ressourcerie, du Répar-café et du Fab lab ; Murielle Desmet, conseillère municipale déléguée, aura comme objectif l’Intergénérationnel et le Fleurissement participatif ; le Docteur Olivier Laverdure prend en charge la Santé et la Lutte contre la désertification médicale ; Alain Petrissans est conseiller municipal délégué à la Politique sportive ; Matthias Deschamps, conseiller municipal, a en charge la Ville numérique ; Patrick Blas, maire-adjoint à la Sécurité et tranquillité publique et le Dialogue avec les Communautés Religieuses. À cela s’ajoute notre participation à travers différents syndicats intercommunaux. Autant dire que les six prochaines années seront riches en travail et en investissement personnel, dans le respect des diverses représentations politiques au sein du Conseil municipal.

 

 

Patrick Blas • Maire-adjoint, président du groupe citoyens (Alain Pétrissans, Murielle Desmet, Olivier Laverdure, Armelle Dapra, Matthias Deschamps, Paule Aboudaram)

 

 

 

Juin 2020

 

Il y a trois mois, nous n’imaginions pas être confrontés à une crise sanitaire d’une telle ampleur. Et face à cette pandémie, nous pouvons remercier chaleureusement celles et ceux qui ont œuvré pour nous permettre de passer cette épreuve dans les meilleures conditions possibles et ont réussi à maintenir une excellente qualité de service public. Cette crise sanitaire, dont nous ne mesurons pas encore les conséquences qu’elle va avoir sur l’économie et les drames sociaux qu’elle va engendrer, est très certainement liée à la dégradation de la biodiversité. Nous commencions déjà à prendre conscience des enjeux liés à la crise climatique, une crise plus lente, qui s’installe de façon inexorable dans nos sociétés. Et nous avions bien compris que dans la lutte contre le changement climatique, les villes avaient un rôle fondamental à jouer aux côtés des citoyens, pour impulser une politique allant dans ce sens. À Chevilly-Larue, nous avons inscrit la transition écologique comme l’un des enjeux fondamentaux de ce mandat municipal, portant notre attention sur la réduction des énergies fossiles, le suivi des déchets, la place du vélo et la nature en ville. Cette politique ambitieuse est le fruit du travail mené depuis des années par la municipalité et qui est reconnu par les citoyens. C’est conscients de ces enjeux que nous avons pris la décision de constituer un groupe écologiste et solidaire au sein de la municipalité. Nous participerons activement à la vie municipale et nous porterons une parole commune en dialoguant avec les autres composantes du Conseil municipal de la majorité comme de l’opposition.

 

LAURENT TAUPIN, au nom du groupe Écologiste et solidaire

(Jean-Roch Cognet, Philippe Komorowski, Brice Le Roux, Hermine Rigaud)

Informations annexes au site