Groupe Communistes et partenaires

Janvier 2021

 

La culture en danger

 

Ce n’est pas sans amertume que les lieux de culture de notre pays, et donc de notre ville, ont reçu la consigne du Premier Ministre de rester fermés jusqu’au 7 janvier, afin de limiter la propagation du virus.Mais comment justifier que cinémas, théâtres ou salles de concert gardent portes closes quand on tolère la cohue et les bousculades dans les centres commerciaux, comme nous l’avons vu à l’occasion du « Black Friday » ?

De quelle vision de société cela relève-t-il ?Soutenir la création, et un égal accès à la culture, comme nous le faisons à Chevilly-Larue, serait-il quelque chose de « non essentiel » ?

« La culture n'est pas un supplément d'âme, c'est l’âme d'un pays » disait Jack Ralite. En effet, la culture n’est pas une catégorie comme les autres de l’action publique : elle crée du commun et s’adresse à tous sans distinctions sociales.

C’est donc un levier d’émancipation et de réduction des inégalités. Alors oui une salle de spectacle, un cinéma, une Maison du Conte ou des arts plastiques, sont-ils sans doute moins rentables qu’un centre commercial. Mais la consommation doit-elle être notre seule raison de vivre ?

L’accès du plus grand nombre à la culture ouvre les citoyens au monde, à ses richesses et ferme la porte à la peur de l'inconnu. Et aujourd'hui plus que jamais, dans le contexte que l'on connaît, c'est de rapports humains dont nous avons besoin. Le monde de la culture, où les artistes professionnels et amateurs échangent et offrent autant aux spectateurs qu’ils ne reçoivent d’eux, est un facteur de lien social et de vivre ensemble.

Restons donc vigilants et soutenons sans retenue aucune le monde de la culture. Il en va du modèle de société dans lequel nous voulons vivre.

 

MARIE FRANÇOIS • conseillère municipale, élue du groupe Communistes et partenaires

Décembre 2020

 

Suppression du diplôme du BEP : encore plus de jeunes sans qualification

 

Il est des spirales qu’on ne doit pas briser, surtout quand elles sont vertueuses. C’est pourtant ce que le décret paru le 20 octobre dernier vient de faire en actant la suppression du BEP.

Le BEP, déjà mis à mal par la réforme de 2009 qui ne prévoyait plus de formation spécifique pour son obtention, était devenu un « Diplôme Intermédiaire », mais un diplôme néanmoins. Il permettait à de nombreux lycéens de l’enseignement professionnel d’une part de réussir –ce qui n’est pas anodin– et d’autre part, quand c’était le cas, de sortir du système éducatif avec la reconnaissance d’un niveau de compétences. Or on le sait : le diplôme, quel qu’il soit, est un des remparts contre le chômage et la précarité.

D’aucuns vous diront que les entreprises ne reconnaissaient pas la valeur de ce diplôme. Qu’en sera-t-il d’une attestation qui n’apparaît pas –encore– dans le Répertoire National des Qualifications ?

En France, selon une enquête de novembre 2016, chaque année 98 000 jeunes sortent du système scolaire sans aucune qualification.

À Chevilly-Larue, la Mission locale développe le dispositif « Garantie Jeunes » qui vise à accompagner les 16-25 ans vers la formation qui leur correspond. De même, le Service Civique peut répondre à un besoin d’expérience « sur le terrain » pour ensuite rebondir sur un emploi ou une formation. Autant d’outils qui, s’ils ne remplacent pas la réussite à un diplôme, doivent permettre aux jeunes de prendre leur place dans la société. 

 

Barbara Lorand-Pierre • 1ère maire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaire

Novembre 2020

 

Rassemblés et solidaires face à la barbarie

 

Nous ressentons une profonde douleur et une infinie tristesse pour ce professeur, Samuel Paty, qui a voué sa vie à faire de nos enfants de jeunes citoyens éclairés, critiques et lucides sur le monde si complexe qui les entoure.

Nous avons une pensée pour ses proches, sa femme, son fils, ses élèves, ses collègues et plus généralement pour tout le monde enseignant qui œuvre en première ligne au quotidien, afin de transmettre des valeurs de respect, de vivre ensemble et de tolérance dans une société si fracturée.

L’objectif des terroristes n’est pas la recherche d’une victoire militaire, mais celui de la déstabilisation d’une société par la terreur et l’effroi. Ils tendent un piège à la société française et aux peuples du monde. Notre pays, notre peuple ont la possibilité et les ressources de ne pas tomber dans ce piège. 

À Chevilly-Larue –comme partout en France– c’est toute la population qui, unie, a rendu hommage à Samuel Paty et a exprimé son rejet de la violence ainsi que de toute forme de stigmatisation envers nos compatriotes musulmans.

La véritable riposte durable au terrorisme est celle de la résistance du peuple français dans son unité et sa diversité. Elle est de dire collectivement : « Vous nous frappez mais votre action est vouée à l’échec : vous ne nous abattrez pas, vous ne ferez que conforter notre unité autour de notre aspiration à la paix et des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent notre République et notre démocratie ».

« Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n’empêcheront jamais le printemps » disait Pablo Neruda. Tous ensemble, nous serons ce printemps qui empêche l’obscurité de triompher. 

 

Renaud Roux • maire-adjoint, élu du groupe Communistes et partenaires

Octobre 2020

 

Acheter son logement social : une fausse bonne idée ?

 

Dans les zones urbaines en particulier, de plus en plus de gens ont du mal à trouver des solutions abordables pour se loger et sont contraints de consacrer une grosse partie de leurs revenus à leurs dépenses de logement. Et ceci est vrai non seulement pour les ménages à faibles revenus mais de plus en plus aussi pour les revenus moyens.

C’est dans ce contexte que le bailleur CDC Habitat a annoncé dernièrement sa volonté de vendre une partie de son patrimoine sur Chevilly-Larue, à savoir 76 logements répartis entre la rue Édith Piaf et la résidence Hélios, obéissant ainsi à la loi Élan de 2018 qui fixe comme objectif aux bailleurs sociaux la vente de 40 000 logements par an. L’idée est que les fonds ainsi captés puissent être réinvestis dans la construction de nouveaux logements. Il s’agit là d’une décision bien clivante. Car d’une part, permettre aux locataires d’acquérir leur logement répond au désir légitime de transmettre un patrimoine à ses enfants. Mais d’autre part, sur le principe, il est question de vendre à des investisseurs privés des biens qui ont été construits avec de l’argent public.

Par ailleurs, on peut s’interroger : Qui paiera la facture des réparations qui auraient dû être réalisées il y a des années ? Quid des (futurs) propriétaires qui ne pourraient assumer le coût des travaux nécessaires au bon fonctionnement de l’immeuble ? Qu’adviendra-t-il dans quelques années des locataires qui n’auraient pas pu acheter ? Autant de questions que nous avons abordées avec les locataires concernés pour recueillir leur point de vue avant de formuler l’avis officiel de la Municipalité. Quoiqu’il arrive, nous serons à leurs côtés pour qu’ils soient entendus et respectés dans leurs choix.

 

Barbara Lorand-Pierre • 1ère maire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaires

Septembre 2020

 

Violences faites aux femmes : Aller plus loin que le Grenelle

Cet été, la mort de Gisèle Halimi, avocate et militante anticolonialiste et féministe, qui s’est battue toute sa vie pour les droits des femmes, nous a rappelé à quel point ses combats sont d’une terrible actualité et que beaucoup reste encore à faire.

Sur notre commune, quelques jours plus tard, une jeune femme était assassinée par son compagnon.

Ce crime nous a plongés dans l’effroi et la colère. Nous avons marché aux côté de sa famille, de ses ami.e.s et de nombreu.ses chevillais.es en sa mémoire, mais également pour que s’arrêtent ces insupportables féminicides.

En France, une femme meurt tous les 2 jours de violences conjugales.

Plus que jamais, après la libération de la parole, il est temps de passer aux actes.

Ces violences prennent de très nombreuses formes : publicités sexistes et dégradantes, insultes, harcèlement dans la rue, cyberharcèlement, harcèlement au travail, coups, agressions sexuelles, mutilations sexuelles, mariages forcés, viols, violences conjugales, violences psychologiques, administratives et économiques…

Arrêter ces violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. Cela suppose une volonté de mener des politiques publiques de grande ampleur, en faveur de rapports égalitaires hommes/femmes et contre ces violences faites aux femmes : un vrai plan d'urgence ! C’est le sens de la lettre que notre Maire a adressé au Président de la République.

Chacun.e d’entre nous doit rester mobilisé.e.s, rassemblé.e.s comme ces derniers jours, pour ensemble montrer notre détermination à faire cesser ces violences et faire progresser l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

 

Renaud Roux, maire-adjoint, président du groupe Communistes et partenaires

(Barbara Lorand-Pierre, Nora Lamraoui-Boudon, Régine Boivin, Marie François, Michel Jolivet, Noélise Odonnat, Safia Rizoug, Amel Matouk)

 

Juillet/ août 2020

 

Face aux inégalités : des moyens pour l’Éducation nationale !

 

Le confinement a eu des effets très néfastes sur les apprentissages scolaires de beaucoup d’enfants. « L’école à la maison » a exacerbé les inégalités des élèves face au système éducatif. Des inégalités scolaires qui proviennent en partie des inégalités sociales, et qui avaient déjà été accentuées par les réformes précédentes de Jean-Michel Blanquer.Là où il faudrait plus de temps de classe, pour rattraper le retard accumulé pendant le confinement, le Gouvernement propose de pérenniser le dispositif 2S2C (sports, santé, culture et civisme), normalement destiné à permettre le retour à l’école dans le cadre du déconfinement progressif.

En faisant du 2S2C le modèle de « l’école de demain » –une matinée de cours centrée sur les « fondamentaux » puis une après-midi d’activités périscolaires assurée par des intervenants extérieurs à la place de l’État, consacrée aux activités culturelles et à l’éducation physique et sportive– le gouvernement réduit l’École à sa plus simple expression : la formation du futur citoyen ne sera plus qu’une option, et les enfants qui n’ont que l’école de la République pour réussir en seront évidemment pénalisés.En faisant reposer ce dispositif sur les communes, le gouvernement va aussi accentuer les inégalités territoriales. Là où M. Jean-Michel. Blanquer voit un ‘’progrès’’, il y a en réalité un grave recul qui va dans le sens de la mise en concurrence des territoires et d’une libéralisation de l’École.

À cela s’ajoutent des menaces de fermetures de classes, notamment à Chevilly-Larue, alors que la situation sanitaire et sociale exige au contraire des ouvertures.Vous pouvez compter sur nous pour contrer cette évolution néfaste pour nos enfants, car leur avenir est notre priorité absolue.

 

 

 

Nora Lamraoui-Boudon • maire-adjointe, élue du groupe communistes et partenaires (Renaud Roux, Barbara Lorand-Pierre, Régine Boivin, Marie François, Michel Jolivet, Noélise Odonnat, Safia Rizoug, Amel Matouk)

 

Juin 2020

La crise coronavirus appelle un nouveau monde. Le Covid-19 nous a imposé la maladie, le deuil, et a suscité une prise de conscience : le système dans lequel nous vivons, qui place les profits au-dessus des vies humaines et de la planète, est incapable de répondre à une telle crise. Il en est même en grande partie la cause.

Faut-il s’étonner que l’État ait été impuissant à protéger les citoyens dans cette période, après plus de 10 ans de casse de l’hôpital public et de notre système de santé au nom du dogme libéral ? Ces dernières semaines, ce sont pourtant les invisibles de notre société – « ceux qui ne sont rien», comme les méprisait Emmanuel Macron – qui ont tenu debout notre pays. Ce sont également les communes et les départements qui ont pris le relais d’un État défaillant. À l’inverse de ces politiques gouvernementales, Chevilly-Larue développe un service public local innovant où tout le monde est gagnant, en proximité et en pouvoir d’achat, en matière de culture, d’enseignement ou de cadre de vie. Un choix assumé de promouvoir les valeurs de solidarité, d’humanisme, de respect de la personne humaine et de l’environnement.C’est une nécessité de poursuivre dans cette voie, tant la crise touche déjà très durement nombre de nos concitoyens. C’est également une nécessité pour contribuer localement à la construction du « monde d’après ».

Je remercie, au nom des élu(e)s de mon groupe, nos concitoyens, qui nous ont clairement renouvelé leur confiance pour mener à bien cette tâche, et vous assure que nous nous y attèlerons avec responsabilité et exigence, conscients de l’ampleur des nouveaux défis qui se posent au monde, à notre pays et à notre commune.

RENAUD ROUX, au nom du groupe Communistes et partenaires

(Barbara Lorand-Pierre, Nora Lamraoui-Boudon, Régine Boivin, Marie François, Michel Jolivet, Noélise Odonnat, Amel Matouk, Safia Rizoug)

 

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