Groupe Communistes et partenaires

Septembre 2020

 

Violences faites aux femmes : Aller plus loin que le Grenelle

Cet été, la mort de Gisèle Halimi, avocate et militante anticolonialiste et féministe, qui s’est battue toute sa vie pour les droits des femmes, nous a rappelé à quel point ses combats sont d’une terrible actualité et que beaucoup reste encore à faire.

Sur notre commune, quelques jours plus tard, une jeune femme était assassinée par son compagnon.

Ce crime nous a plongés dans l’effroi et la colère. Nous avons marché aux côté de sa famille, de ses ami.e.s et de nombreu.ses chevillais.es en sa mémoire, mais également pour que s’arrêtent ces insupportables féminicides.

En France, une femme meurt tous les 2 jours de violences conjugales.

Plus que jamais, après la libération de la parole, il est temps de passer aux actes.

Ces violences prennent de très nombreuses formes : publicités sexistes et dégradantes, insultes, harcèlement dans la rue, cyberharcèlement, harcèlement au travail, coups, agressions sexuelles, mutilations sexuelles, mariages forcés, viols, violences conjugales, violences psychologiques, administratives et économiques…

Arrêter ces violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. Cela suppose une volonté de mener des politiques publiques de grande ampleur, en faveur de rapports égalitaires hommes/femmes et contre ces violences faites aux femmes : un vrai plan d'urgence ! C’est le sens de la lettre que notre Maire a adressé au Président de la République.

Chacun.e d’entre nous doit rester mobilisé.e.s, rassemblé.e.s comme ces derniers jours, pour ensemble montrer notre détermination à faire cesser ces violences et faire progresser l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

 

Renaud Roux, maire-adjoint, président du groupe Communistes et partenaires

(Barbara Lorand-Pierre, Nora Lamraoui-Boudon, Régine Boivin, Marie François, Michel Jolivet, Noélise Odonnat, Safia Rizoug, Amel Matouk)

 

Juillet/ août 2020

 

Face aux inégalités : des moyens pour l’Éducation nationale !

 

Le confinement a eu des effets très néfastes sur les apprentissages scolaires de beaucoup d’enfants. « L’école à la maison » a exacerbé les inégalités des élèves face au système éducatif. Des inégalités scolaires qui proviennent en partie des inégalités sociales, et qui avaient déjà été accentuées par les réformes précédentes de Jean-Michel Blanquer.Là où il faudrait plus de temps de classe, pour rattraper le retard accumulé pendant le confinement, le Gouvernement propose de pérenniser le dispositif 2S2C (sports, santé, culture et civisme), normalement destiné à permettre le retour à l’école dans le cadre du déconfinement progressif.

En faisant du 2S2C le modèle de « l’école de demain » –une matinée de cours centrée sur les « fondamentaux » puis une après-midi d’activités périscolaires assurée par des intervenants extérieurs à la place de l’État, consacrée aux activités culturelles et à l’éducation physique et sportive– le gouvernement réduit l’École à sa plus simple expression : la formation du futur citoyen ne sera plus qu’une option, et les enfants qui n’ont que l’école de la République pour réussir en seront évidemment pénalisés.En faisant reposer ce dispositif sur les communes, le gouvernement va aussi accentuer les inégalités territoriales. Là où M. Jean-Michel. Blanquer voit un ‘’progrès’’, il y a en réalité un grave recul qui va dans le sens de la mise en concurrence des territoires et d’une libéralisation de l’École.

À cela s’ajoutent des menaces de fermetures de classes, notamment à Chevilly-Larue, alors que la situation sanitaire et sociale exige au contraire des ouvertures.Vous pouvez compter sur nous pour contrer cette évolution néfaste pour nos enfants, car leur avenir est notre priorité absolue.

 

 

 

Nora Lamraoui-Boudon • maire-adjointe, élue du groupe communistes et partenaires (Renaud Roux, Barbara Lorand-Pierre, Régine Boivin, Marie François, Michel Jolivet, Noélise Odonnat, Safia Rizoug, Amel Matouk)

 

Juin 2020

La crise coronavirus appelle un nouveau monde. Le Covid-19 nous a imposé la maladie, le deuil, et a suscité une prise de conscience : le système dans lequel nous vivons, qui place les profits au-dessus des vies humaines et de la planète, est incapable de répondre à une telle crise. Il en est même en grande partie la cause.

Faut-il s’étonner que l’État ait été impuissant à protéger les citoyens dans cette période, après plus de 10 ans de casse de l’hôpital public et de notre système de santé au nom du dogme libéral ? Ces dernières semaines, ce sont pourtant les invisibles de notre société – « ceux qui ne sont rien», comme les méprisait Emmanuel Macron – qui ont tenu debout notre pays. Ce sont également les communes et les départements qui ont pris le relais d’un État défaillant. À l’inverse de ces politiques gouvernementales, Chevilly-Larue développe un service public local innovant où tout le monde est gagnant, en proximité et en pouvoir d’achat, en matière de culture, d’enseignement ou de cadre de vie. Un choix assumé de promouvoir les valeurs de solidarité, d’humanisme, de respect de la personne humaine et de l’environnement.C’est une nécessité de poursuivre dans cette voie, tant la crise touche déjà très durement nombre de nos concitoyens. C’est également une nécessité pour contribuer localement à la construction du « monde d’après ».

Je remercie, au nom des élu(e)s de mon groupe, nos concitoyens, qui nous ont clairement renouvelé leur confiance pour mener à bien cette tâche, et vous assure que nous nous y attèlerons avec responsabilité et exigence, conscients de l’ampleur des nouveaux défis qui se posent au monde, à notre pays et à notre commune.

RENAUD ROUX, au nom du groupe Communistes et partenaires

(Barbara Lorand-Pierre, Nora Lamraoui-Boudon, Régine Boivin, Marie François, Michel Jolivet, Noélise Odonnat, Amel Matouk, Safia Rizoug)

 

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