Groupe Chevillais et Insoumis

Janvier 2021

 

Notre jeunesse sacrifiée

 

À Chevilly-Larue, comme partout en France, la crise sanitaire a eu des conséquences désastreuses sur l’état physique et mental des jeunes Français. Les pertes de revenus touchent 39% des jeunes, et 72% chez les jeunes actifs ! Les étudiants sont dans une situation dramatique. Le 1er ministre Jean Castex l’avoue lui-même : « Il peut y avoir des situations sociales et psychologiques qui sont extrêmement préoccupantes (...) il y a des suicides ».Les moins de 25 ans sont les plus touchés par les suppressions des emplois précaires alors qu’ils sont les moins protégés faute d'avoir accès au RSA. Le gouvernement en a écarté l'extension. Et cela au motif que cela découragerait la reprise d’un emploi !

Le plan gouvernemental, #1Jeune1Solution, est sans moyens immédiats alors que les conséquences de l’épidémie sont immédiates pour les jeunes : la moitié des nouveaux venus aux Restos du Cœur ont moins de 25 ans !

La France Insoumise demande une prolongation des bourses durant l’été, l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans, ainsi que l’instauration d’un service citoyen obligatoire payé au SMIC pour des missions d'intérêt général comme la protection de l’environnement ou le travail dans les associations ! Autant de solutions concrètes et immédiates qui aideraient les jeunes et impulseraient une dynamique sociale et écologique dont le pays a grand besoin.

À son échelle, notre municipalité aide les jeunes Chevillais depuis déjà plusieurs années : soutien scolaire, ateliers CV/lettre de motivation, aide au permis de conduire, à la formation Bafa et à la mutuelle étudiante. Les jeunes sont notre avenir, il est important d’en faire notre priorité, à Chevilly-Larue et dans tout le pays.

L’ensemble de mon groupe se joint à moi pour vous adresser une bonne année 2021 et surtout une bonne santé ! 

 

BOUKOUYA FOFANA • conseiller municipal, élu du groupe Chevillais(e)s Insoumis(e)s

Décembre 2020

 

L'Éducation sacrifiée sur l’autel du Covid-19 : M. le Ministre, où est l’indécence ?

 

 

Alors qu’à l’école comme à l’hôpital, rien n’a été mis en place pour surmonter la deuxième vague, la « grève sanitaire » des enseignants est qualifiée « d’indécente, égoïste et déplacée (1) » Mais où est l’indécence ? L’indécence, n’est-ce pas de fournir aux enseignants cinq masques en tissus suspectés par la suite d’être toxiques ? D’informer les enseignants des décisions tardivement, par voie de presse ? De fermer des classes en pleine pandémie alors que le nombre d’enfants en difficulté se multiplie, de ne pas remplacer les enseignants malades, surchargeant les classes ; prétendre durant l’été « être prêts », alors qu'à Chevilly-Larue, 8 postes d’enseignants n’étaient pas pourvus le matin de la rentrée 2) ?


De laisser des enfants en situation de handicap sans AVS (3) ? De priver les jeunes de la moitié des heures de cours en envisageant de mettre en place des demi-groupes (semi présentiel/semi distanciel) dans les collèges et lycées sans moyens humains et matériels supplémentaires ? De fermer les universités, bibliothèques et librairies, privant les étudiants de leurs moyens d’étude ?


Ce sont ces conditions qui sont inadmissibles, révoltantes et indécentes. Étudiants et enseignants se sont mobilisés pour demander la mise en place d’un plan d’urgence : embauche de personnel (enseignants, personnel d’entretien, AVS), maintien des heures d’enseignement, réquisition de locaux vides. Cela est possible et concret, contrairement à ce que laissent entendre les beaux discours du Ministre aux parents !


Notre groupe considère qu’il n’y a rien d’indécent à exiger la sécurité sanitaire, le respect et la dignité pour nos enfants !


(1) Grève « sanitaire » des profs : un mouvement « indécent et déplacé » selon l’exécutif.(2) À Chevilly-Larue : 8 postes d’enseignants n’étaient pas pourvus le matin de la rentrée.(3) AVS : Auxiliaire de vie scolaire.

 

Nathalie Chardaire • conseillère municipale, élue du groupe Chevillais(es) Insoumise(es)

Novembre 2020

 

Ruissellement contre chômage et précarité : la crise sanitaire révélatrice de cette fracture

 

L’emploi, l’activité économique, le chômage et la perte de revenus sont au cœur de nos préoccupations. 

Les salariés mais aussi les entreprises ont en commun une incertitude sanitaire doublée d’une crise sociale et économique qui fait basculer des milliers de citoyens dans la précarité et la pauvreté. Pour eux, c'est la double peine.

Le manque d’anticipation du gouvernement dans la pandémie et le défaut de lisibilité de son action obscurcissent l’horizon. Comment comprendre qu’en même temps que le chômage progresse, les hauts revenus se sont encore enrichis ?

Notre région a perdu en six mois le double de tous les emplois créés sur l’année 2019. Dans le Val-de-Marne, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a augmenté de 21,5% sur un trimestre soit 15 910 personnes (source : Pôle Emploi).

Les principales victimes sont les jeunes et les femmes dans les secteurs les plus durement affectés, la restauration, l’hôtellerie ou les activités de service.

C’est pourquoi, sur le plan local, la municipalité œuvre avec ses différents partenaires pour préserver une dynamique de territoire pour en faire bénéficier les habitants.

Des coopérations se créent afin de redonner des perspectives. Des rencontres s’organisent avec les chefs d’entreprises et avec des structures pour l’emploi (CBE 94, Mission locale ou encore AEF et Pôle Emploi) pour la redéfinition de parcours préparant au monde de l’entreprise ou à un retour dans l’activité plus pérenne. Le chemin de la relance est aussi social et solidaire et nul ne doit être oublié.

P.S : La France Insoumise de Chevilly-Larue condamne fermement le meurtre inqualifiable de Samuel Paty et appelle solennellement à l'unité de la nation contre les diviseurs de tout bord : retrouvez notre communiqué sur www.facebook.com/franceinsoumisechevilly. 

 

Nathalie Tchenquela-Grymonprez • maire-adjointe, élue du groupe Chevillais(e)s et Insoumise(e)s

 

Octobre 2020

 

Bons baisers de Veolia !

 

Depuis un siècle, le puissant Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) a fidèlement fait le jeu de la Générale des Eaux, devenue Veolia. Un jeu si rentable que Veolia vient de mettre sur la table trois milliards d’euros cash pour racheter son principal ‘’concurrent’’, Suez (ex Lyonnaise des Eaux). Cet argent, c’est le nôtre, bénéfices accumulés sur nos factures depuis un siècle grâce à la complaisance de syndicats intercommunaux comme le SEDIF. On comprend mieux pourquoi Antoine Frérot, PDG de Veolia, a écrit une longue lettre à tous les maires pour vanter les mérites de son raid boursier sur Suez !

Chevilly-Larue, comme huit autres villes du territoire Grand-Orly Seine Bièvre, a décidé lors de la mandature précédente de se mettre en retrait du SEDIF pour étudier la mise en place d’une régie publique de l’eau. C’est là une occasion unique de récupérer la maîtrise publique de ce bien commun essentiel qu’est l’eau. Pour cela, nous devrons exiger la restitution pleine et entière des biens communs, canalisations et installations, qui nous appartiennent parce que nous les avons déjà payés depuis longtemps, pour les mettre enfin au service de tous.

Cette bataille, si nous la gagnons avec les villes voisines mais aussi avec d’autres collectivités d’Île-de-France, dont le territoire Est Ensemble qui semble déterminé à la mener, sera une avancée historique face à la privatisation des biens communs et permettra une appropriation citoyenne et populaire des enjeux de l’eau. Citoyen. ne.s et élu.e.s, nous devons la mener ensemble !

 

Sylvain Mailler • conseiller municipal, élu du groupe Chevillais(e)s et Insoumis(e)s

Septembre 2020

 

Une municipalité à vos côtés pour cette rentrée de tous les dangers

Comme la plupart des habitants de Chevilly-Larue, nous sommes soucieux et attentifs. Attentifs pour notre santé en raison de cette pandémie qui n’en finit pas. Attentif aux conséquences de la crise économique et sociale sur notre vie de tous les jours. Attentifs aux canicules toujours aussi intenses, énième signal d’alarme du réchauffement climatique. Mais surtout préoccupés par un pouvoir politique national incapable de répondre à ces défis.

Dans cette atmosphère pesante, votre municipalité et ses élus préparent cette rentrée afin de vous permettre de trouver une vie la plus normale possible, faite de plaisirs quotidiens, simples mais précieux.

Du marché campagnard au forum de rentrée où vous seront proposées de nombreuses activités, en passant par le Job truck qui vous accompagnera dans vos démarches de recherche d’emploi, le mois de septembre à Chevilly-Larue fourmillera d’activités et de services permettant à chacun et à chacune, quel que soit son âge ou sa situation, de rendre notre quotidien plus agréable.

Aux côtés d’une équipe municipale forte de votre confiance renouvelée, vos élus Boukouya Fofana, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, Sylvain Mailler, Nathalie Chardaire et moi-même, travaillent à ce que cette rentrée vous soit riche de propositions.

 

Hadi Issahnane, conseiller municipal, président du groupe Chevillais(es) et Insoumis(es)

(Nathalie tchenquela-Grymonprez, Boukouya Fofana, Nathalie Chardaire, Sylvain Mailler)

Juillet/août 2020

 

Mobilisons-nous pour l’école

 

La crise du Covid-19 et la continuité éducative auront exacerbé inégalités sociales et scolaires : tous les enfants n’ont pas eu accès à l'école en distanciel faute d’accès aux outils numériques et ont ‘’décroché’’. Suite au confinement et à l’anxiété générée, les inscriptions ne sont pas toutes enregistrées. Enseignants, parents d'élèves et associations de parents craignent maintenant des fermetures de classes. Leurs inquiétudes sur les conditions de travail, le nombre de classes, le nombre d'élèves par classe et les moyens alloués sont légitimes. Les ‘’classes bondées" dénoncées par M. Blanquer favorisent la propagation des épidémies, le manque de remplaçants (notamment lors d’épidémies type grippe, gastro et aussi Covid) surcharge également les classes. Plus que jamais, des moyens supplémentaires sont indispensables pour garantir le bon fonctionnement des établissements et assurer une éducation juste et égale pour tous. Le dispositif 2S2C que souhaite mettre en place le ministre est une fausse solution : il aurait pour conséquences d’évincer Sport, accès à la Santé, Culture et Citoyenneté du champ de l’école au profit d’associations ou de services municipaux, renforçant toujours plus les inégalités. Cela rappelle la réforme des rythmes scolaires (TAP(1)), remise au goût de la crise sanitaire et économique, le tout une fois de plus devant être géré financièrement par l’impôt communal. L’éducation doit rester nationale et égale pour tous.


(1). TAP : Temps d’accueil périscolaires

 

 

Nathalie Chardaire • conseillère municipale, élue du groupe chevillais(es) et insoumis(es) (Hadi Issahnane, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, Boukouya Fofana, Sylvain Mailler)

 

Juin 2020

 

Dès le 13 mars, sous l’impulsion de sa maire, notre municipalité a pris la mesure de la situation pour maintenir ses services essentiels en direction notamment des plus vulnérables d’entre nous.Elle a su mobiliser des centaines de Chevillais dont l’engagement est à remercier ici, pour équiper aussi vite que possible, sa population de masques.

Mais tout ne peut reposer sur les collectivités locales sans que les moyens ne leur soient donnés.Sur le terrain économique et social les inquiétudes sont grande.

Fermeture de l’aéroport d’Orly pour plusieurs mois, menaces sur l’usine Renault de Choisy-le-Roi alors que l’entreprise reçoit dans le même temps une aide conséquente de l’État, sans parler des PME Chevillaises...

Le chômage et la perte de revenu comme corollaire vont frapper durement le pays, la ville et ses habitants.Nos quartiers les plus fragiles sont particulièrement exposés. Leurs populations sont les premières à plonger dans la crise du fait de leur grande précarité et les dernières à bénéficier d’une reprise économique, aujourd’hui bien incertaine.

Il faut donc nous attendre à une explosion des besoins de nos concitoyens, alors même que les moyens de la Ville, déjà largement affectés par l’austérité budgétaire ces dernières années, seront durement touchés par la récession.

En somme, l’État ne doit pas envoyer les communes sur le front de guerre, armées de sacs poubelles.Il doit rompre avec cette camisole financière sous peine de faire exploser les inégalités sur nos territoires. Inégalités qui auront à leur tour, n’en doutez pas un instant, des conséquences désastreuses dans notre capacité à maintenir la cohésion sociale.Ce virus nous a enseigné au moins une chose : quoi qu’il arrive à des êtres humains à l’autre bout de la planète, nous sommes tous concernés.

 

HADI ISSAHNANE, au nom du groupe Chevillais et Insoumis

(Nathalie Chardaire, Murielle Desmet, Boukouya Fofana, Sylvain Mailler, Nathalie Tchenquela-Grymonprez)

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