Chevilly-Larue s’étend sur 422 hectares, sur le plateau de Longboyau, à 5 kilomètres des portes de Paris. Le Marché d’Intérêt National de Rungis (55 % du MIN étant à Chevilly-Larue), ses annexes et les zones autoroutières occupent 178 hectares. Découvrez l’histoire de la ville.
Deux villages réunis
À l’origine de Chevilly-Larue, deux villages distincts : Chevilly (Civilacum en latin) et le hameau de Larue. La commune portait le nom de son chef-lieu, Chevilly, jusqu’au décret du 5 septembre 1920. Il en change son nom en Chevilly-Larue.
La commune possède des vestiges archéologiques et de nombreux témoignages de son passé. L’église Sainte-Colombe est édifiée du 10ème au 15ème siècle. Elle est une des plus anciennes églises d’Ile-de-France. Au Moyen Âge, le territoire est une vaste terre à blé réputée pour sa foire annuelle.
En 1709, la paroisse de Chevilly compte environ 250 habitants.
Une ville qui prend de l’importance
Une première mairie est édifiée à Larue en 1846.
En 1864, la Congrégation du Saint-Esprit fonde son séminaire dans l’ancien domaine de Thoinard de Jouy, cousin de Madame de Pompadour. Ce domaine se situe dans un vaste parc de près de 9 ha encore préservé.
En 1895, une nouvelle mairie-école se construit à mi-chemin entre Chevilly et Larue ; un hôtel de ville s’ajoutera en 1965. C’est en 1904 que l’orphelinat ouvert à Larue en 1875 cède la place à un sanatorium. C’est aujourd’hui l’hôpital de Chevilly-Larue, deuxième site de Gustave Roussy. En 1906-1907, les Sœurs de Notre-Dame-de-Charité construisent à Chevilly le monastère Saint-Michel. Sur un site de plus de 4 ha, il est très largement arboré et végétalisé.
Le séminaire des Missions et le monastère Saint-Michel existent toujours. Avec l’église Sainte-Colombe, ils constituent un patrimoine architectural protégé au titre des monuments historiques. Ils participent au charme et à l’esprit « village » de Chevilly-Larue.

Des champs aux lotissements
Les champs, les pépinières, les cultures florales et maraîchères laissent place à des lotissements pavillonnaires à partir de 1923. Ensuite, des ensembles de logements collectifs et des zones d’activité se construisent. Ainsi, on compte 3861 habitants en 1954 puis 17 867 en 1975.
La ville de Chevilly-Larue n’a pas de réel centre-ville historique, regroupant traditionnellement l’église, la mairie, les commerces… Par ailleurs, l’arrivée de l’autoroute A6 dans les années 50, puis l’avènement du Marché international de Rungis dans les années 60, séparent physiquement l’ancien hameau de Larue du reste de la ville.
Les municipalités successives se sont attachées à recréer une centralité et des liens entre les quartiers. Les projets urbains menés au fil du temps respectent le caractère patrimonial unique de son cœur historique. Sa vie culturelle, associative et administrative multisite créée le lien entre les secteurs.
Une ville pionnière
L’année 1962 voit l’inauguration de l’usine Lancôme. Il s’agit du centre de recherche L’Oréal. L’extension en 2015 en fait le plus grand centre européen de recherche, sur un site verdoyant de 3,7 hectares.
En 1986, la ville devient pionnière dans le domaine de l’énergie propre par la mise en service de son réseau de géothermie : le plus grand réseau européen.

La ville se développe ces dernières années avec de nouveaux habitats et de nouveaux services. Parmi eux : la livraison du quartier résidentiel du Clos Saint-Michel, le lycée Pauline Roland et son internat, le complexe sportif Lilian Thuram, le centre de loisirs au sein du parc départemental la requalification de la RD7 au nord avec l’arrivée du tramway T7 et plus récemment le réaménagement de la partie sud de la RD7 accompagnant la transformation de l’ancienne cité Anatole France en un véritable éco-quartier, l’importante réhabilitation des Sorbiers, …
Une ville au coeur du Grand paris
En 2024, Chevilly-Larue devient une véritable porte de la métropole du Grand Paris avec l’ouverture du prolongement au sud de la ligne de métro 14.

2 stations :
- la station « L’Haÿ-les-Roses » au carrefour de Chevilly-Larue, L’Haÿ-les-roses et Villejuif
- la station « Chevilly-Larue – Marché international » aux portes du MIN de Rungis et au pied de la future Cité de la gastronomie, en interconnexion avec le tramway T7 et le TVM.
Chevilly-Larue est résolument tournée vers l’avenir. Elle prend aussi soin de garder son identité et son histoire pour que chacun s’y sente bien. La ville a saisi l’opportunité d’acheter une partie du séminaire des Missions, fondé en 1864 par la Congrégation du Saint-Esprit. L’objectif? Offrir un nouveau parc public aux Chevillais ainsi que l’installation de la future mairie. Ce centre historique sera le trait d’union entre Chevilly et Larue.
