Jumelage et relations internationales

Jumelages

Les jumelages permettent des rencontres fructueuses. Ils favorisent l’échange et la connaissance mutuelle entre les peuples et les régions et permettent de découvrir de nouveaux horizons.

C’est en 1971 que la fanfare de Chevilly-Larue rencontre la fanfare d’Hochdorf, ainsi naît aux sons des trompettes, des clairons et des tambours, l’amitié entre deux villes. Les échanges culturels, sportifs et linguistiques conduisent naturellement à officialiser ce jumelage au mois de mai 1978. Hochdorf est une petite ville de 4 000 habitants située dans la Forêt Noire, à 8 km de Fribourg et environ 40 km de Colmar. Il y a dix ans encore, Hochdorf et son lieu-dit formaient un petit village indépendant. Aujourd’hui, il est rattaché administrativement à Fribourg mais il a sa propre municipalité avec monsieur Hubert Egle comme maire.

À l’initiative de Guy Pettenati, alors maire de Chevilly-Larue, un relais de cyclotouristes est organisé lors des jeux olympiques de Barcelone en 1992 entre Martorell, situé à 30 km de Barcelone, et Chevilly-Larue. L’ambiance extraordinaire, le plaisir d’assister aux olympiades, font que cette aventure se terminera par la signature d’un contrat de jumelage le 2 août 1992. Martorell est une bourgade catalane de 23 500 habitants, dont la vie est rythmée par les cloches de l’église Santa-Maria et d’un enchevêtrement d’autoroutes qui mutile le paysage. La principale activité économique de Martorell découle de l’usine Seat/Volskwagen, située dans la zone industrielle. Dans le cadre des actions de jumelage, les échanges culturels et sportifs continuent et se renforcent entre Chevilly-Larue et Martorell où Mme Ramon Dora a été élue maire en 2003.

Petit village du Poitou au nom improbable, Pougne-Hérisson compte 362 habitants qui vivent principalement de l’agriculture, d’élevage de vaches partenaises, de moutons, de pommes et d’histoires, à 12 km de Partenay, dans les Deux-Sèvres. Son ancien maire Bernard Boileau, aujourd’hui décédé, exploitant agricole retraité, a fait de cette commune rurale, le « Nombril du Monde » avec le conteur Yannick Jaulin qui propose des animations culturelles autour du conte. Un jumelage entre nos deux villes était par conséquent incontournable. Il s’est formalisé en janvier 1994.

En 1990, après les événements politiques désastreux de la Roumanie, la municipalité décide de venir en aide aux habitants de Victoria, ville d’origine d’une personnalité chevillaise. La Roumanie, dont la superficie équivaut à environ la moitié de celle de la France, est située sur la mer Noire. Elle est délimitée par la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie, l’Ukraine et la Moldavie. Au pied des Carpates, Victoria est construite après la seconde guerre mondiale autour d’un pôle économique « le combinat chimique ». À quelque 300 km de Bucarest, sa population est de 12 000 habitants. Des liens de sympathie et d’amitié s’échangent entre les Roumains et les Français qui conduisent les maires Guy Pettenati et Viorel Olteanu à procéder au jumelage des deux villes en 1994.

La Mauritanie est située en Afrique du nord-ouest. Les pays frontaliers sont le Maroc, l’Algérie, le Mali et le Sénégal. Elle est considérée comme l’un des pays les plus pauvres du monde. La préoccupation des autorités locales est la survie des populations (Maures, Wolofs, Peuls). C’est par l’intermédiaire du père missionnaire Pierre Veau qui a séjourné longtemps à Chevilly-Larue, que le contact est établi avec le village de Dieuk (commune de Rosso) où il œuvre également. Le contrat de jumelage est signé le 7 juin 1997 entre le premier maire de la ville de Rosso, monsieur Fatah Gaye et monsieur Guy Pettenati maire de Chevilly-Larue.

Dieuk est un petit village situé au sud du pays à 11 km de Rosso (quatrième ville de Mauritanie), en brousse, sans électricité et à quelques kilomètres de la frontière avec le Sénégal. Les 2 700 villageois sont d’origine Wolof et ont leur propre langue ; s’agissant d’un pays musulman, ils parlent également l’arabe, mais beaucoup d’entre eux, et surtout chez les jeunes, parlent le français.

L’agriculture occupe la quasi-totalité de la population active, essentiellement dans les domaines de la riziculture, du maraîchage (oignons, tomates, salades…) et de la bananeraie qui se développe. Les problèmes d’eau du village qui demeurent préoccupants ont conduit le comité de jumelage Dieuk/Chevilly-Larue à la mise en œuvre d’un projet d’implantation d’un château d’eau équipé d’un réseau de distribution en eau potable.

Coopération internationale

La coopération décentralisée englobe toutes les relations d’amitié, de jumelage ou de partenariat nouées entre les collectivités locales françaises et les collectivités équivalentes d’autres pays.

Chevilly-Larue a travaillé durant deux ans sur un projet de coopération avec le Conseil général du Val-de-Marne en direction de la province de Yen Baï. Un protocole de coopération a été signé le 19 novembre 2004 entre la municipalité de Chevilly-Larue et le comité populaire de Yen Baï au Vietnam. L’accord intègre l’amélioration des conditions d’accueil et de scolarisation des jeunes enfants dans les structures publiques, ainsi que la mise en place d’actions de prévention de la santé pour la petite enfance.

Les projets s’orientent vers des actions de prévention en direction de la petite enfance. Chevilly-Larue a financé la construction des cuisines et des blocs sanitaires de trois écoles publiques qui ont fait l’objet d’une reconstruction complète prévue par le Comité populaire de Yen Baï. Simultanément à ces travaux, des actions de formation sur la sécurité alimentaire et les règles en vigueur dans les cuisines de collectivités ont été menées par un personnel qualifié de Chevilly-Larue. Des actions de formation du personnel enseignant ont également été envisagées. Ces cycles de formations sont dispensés par le personnel compétents de la ville de Chevilly-Larue.

D’un coût global de 211 062 €, l’opération a débuté en 2005. La participation financière de Chevilly-Larue fut de l’ordre de 23 000 €. Depuis, les échanges entre les deux villes se poursuivent, ils pourraient même se concrétiser par un jumelage dans les années à venir.

Yen Baï est un centre économique, politique et culturel au sud-est de la province de Yen Baï. La ville, située dans une région essentiellement montagneuse, a un climat chaud et humide. Elle se développe sur 15 km de long en deux zones : zone plaine dans le delta du fleuve Rouge (où se trouve le centre urbain) et la zone montagneuse (centre administratif). Elle compte actuellement 77 250 habitants

Ces dernières années, l’économie de la ville atteint toujours un taux de croissance assez élevé. L’industrie de transformation des produits agro sylvicoles et des ressources minérales constitue un son atout économique