Politique de l’eau et de lutte contre les inondations

L’eau potable

La régie publique de l’eau

Depuis 1923, le service public de l’eau était géré par le Sedif. Il regroupait 151 communes de la région parisienne. Ensuite, il a été délégué à la société Veolia (autrefois nommée Compagnie générale des eaux). Cette multinationale jouit d’un quasi-monopole, appliquant à l’eau une logique de rentabilité et de profit. C’est pour privilégier l’intérêt de tous que Chevilly-Larue et 8 autres communes ont profité de la loi NOTRe, attribuant la gestion de l’eau à l’intercommunalité, pour faire part de leur souhait de quitter le Sedif.

La régie publique de l’eau Eau Seine & Bièvre déploie ses services depuis le 1er janvier 2024. Elle est le fruit d’une consultation auprès des habitants. Elle a désormais la charge, avec une régie-sœur, de l’exploitation du réseau de distribution d’eau potable desservant Chevilly-Larue et 12 autres communes. Grâce à cette gestion publique d’une ressource essentielle, l’objectif est désormais de maîtriser les coûts et d’appliquer une tarification juste.

Une eau au juste prix

La régie publique de l’eau est également chargée de la facturation de l’eau potable. Face à l’inflation, elle joue déjà un rôle de bouclier et protège tous les Chevillais. Les tarifs ont été maîtrisés en 2023 et l’eau de la régie coûte déjà moins cher que celle du Sedif. La réflexion va se poursuivre afin d’appliquer une refonte plus juste et équitable de la grille tarifaire. Concrètement, il s’agirait de favoriser les petits consommateurs et de s’inscrire dans une logique d’accompagnement social, tout en incitant les foyers et les entreprises à réduire leur consommation d’eau. La maîtrise des coûts au bénéfice des abonnés est un enjeu majeur. Un point de départ à l’origine de la création de la régie publique de l’eau.

L’eau de pluie : lutte contre les inondations

Les bassins de rétention des eaux pluviales

La question de l’eau ne concerne pas que l’eau potable. Elle concerne également l’évacuation des eaux usées et des eaux de pluie. La ville de Chevilly-Larue est située sur un plateau et est donc bien éloignée des cours d’eau. Par conséquent, elle a toujours été sujette à des inondations du fait notamment de la faible profondeur de sa nappe phréatique. C’est pour lutter contre ce phénomène que deux bassins de rétention ont été réalisés. L’un sur la promenade Maurice Chevalier et l’autre, sur le terrain du monastère des sœurs de la Charité.

Les cours oasis

Des « cours oasis » ont été aménagées dans l’école maternelle Paul Bert en 2020, l’élémentaire Pasteur en 2022 et Frida Kahlo en 2024. Il s’agit de détruire des sols en béton au profit de matériaux drainants et de végétaliser davantage pour procurer de la fraîcheur.

Désimperméabilisation des sols

Autre levier sur lequel travaille la Municipalité depuis plusieurs années : la désimperméabilisation des sols. Concrètement, il s’agit de remplacer le bitume par de la terre et de la végétation. En effet, le but est de favoriser l’infiltration des eaux de pluie et donc de limiter le ruissellement ainsi que l’engorgement des réseaux. Par conséquent, le risque d’inondation est donc limité. Ainsi, à l’été 2023, plusieurs fosses d’arbres ont été agrandies et le bitume a été remplacé par des pavés enherbés. Ces aménagements permettent à l’eau de s’infiltrer sur une partie des trottoirs et des places de stationnement, rue du Saut du Loup.

Des aménagements supplémentaires

Les bassins de rétention des eaux pluviales ont amélioré la situation dans la plupart des quartiers de la ville mais le sud du quartier Bretagne reste particulièrement vulnérable. En effet, ce secteur est sujet aux épisodes pluvieux de plus en plus fréquents et volumineux. En attendant la réalisation d’un nouveau bassin de rétention départemental chargé de recueillir les eaux de pluie, la Municipalité et l’Intercommunalité travaillent une stratégie pour protéger les riverains de la rue Petit le Roy de cette vulnérabilité.

Un plan d’action qui repose sur plusieurs leviers :

  • Création de bassins de rétention des eaux de pluie (trois déjà réalisés, un autre en projet)
  • Mise en séparatif des réseaux selon un plan pluriannuel/ les eaus usées sont acheminées vers une usine de traitement et les eaux de pluie réalimentent, après dépollution, la nappe phréatique. Cette mise en séparatif est déjà effective sur une grosse moitié des réseaux de la ville. La priorité est désormais mise sur les secteurs géographiques sujets aux inondations de manière à désengorger les réseaux en cas de fortes pluies.
  • Déploiement de récupérateurs d’eau de pluie à la parcelle chez l’habitant
  • Soutien financier et technique pour une bonne connexion des parcelles privées qui sont mal reliées au réseau