Un été entre fils et son avec Samantha Maurin

L’artiste sonore et textile Samantha Maurin proposera cet été une série d’ateliers participatifs où se croisent fil, voix et souvenirs.

Une série d’ateliers créatifs

Devenue artiste sonore après avoir été ingénieure du son puis avoir travaillé dans l’humanitaire, Samantha Maurin investit l’espace public. Sa conviction : « le monde vaut la peine de continuer à être écouté ». Depuis le 27 juin, elle initie les jeunes du Service municipal de la jeunesse (SMJ) aux siestes sonores. Confortablement installés, casque vissé sur les oreilles, ils apprennent à ressentir en écoutant.
À l’envers de la forêt, une création électro-acoustique immersive née des enregistrements de l’artiste en pleine nature. Un voyage sensoriel entre jour et nuit, pour percevoir l’invisible.

À l’occasion du Jeudi de l’été du 17 juillet, ils se feront reporters. A la rencontre des habitants participant à un de ses ateliers, ils ont pour mission de recueillir leurs souvenirs liés à la broderie. « La broderie est quelque chose que l’on a tous en commun. Le fil est interculturel et intergénérationnel, intime. Il renvoie à la famille et offre une façon très poétique de fabriquer du lien avec les gens », affirme l’artiste.
Cet atelier proposera une double activité. De la broderie géante sur grilles et des conversations autour des motifs du monde. De la France à la Palestine, en passant par l’Afghanistan ou l’Amérique latine, afin d’évoquer les héritages, les gestes transmis.

Les 23 et 24 juillet, les sons et voix captés seront transformés en créations radiophoniques, mêlant paysages sonores et expressions personnelles.
Enfin, le 28 août, une nouvelle session de broderie collective clôturera Les jeudis de l’été.

Paysages sonores

Parmi les activités participatives qui enrichiront une exposition à venir à la maison des arts plastiques Rosa Bonheur, Samantha Maurin intègrera les autoportraits brodés et interactifs réalisés avec les élèves des ateliers d’arts plastiques. Toucher la broderie déclenchera une voix. Elle décrira le paysage sonore qu’ils ont choisi. Des éléments auxquels on prête peu d’attention d’ordinaire, comme la texture du sol, les sons alentours…

La résidence artistique de Samantha Maurin s’annonce comme une promenade invitant à regarder autrement les paysages intimes du quotidien.