Au-revoir et merci Michel Jolivet

Conseiller municipal délégué à la Cité de la Gastronomie et à la Coopération décentralisée et aux jumelages, ancien directeur du théâtre-cinéma et de la Maison du conte, président de la Ferme du Saut du Loup, Michel Jolivet, homme de culture, d’éveil et de cœur, s’est éteint le 16 décembre dernier.

« Un épicurien et un humaniste », « un amoureux de la parole », « un homme fidèle en amitié », « l’un des pionniers du renouveau du conte ». Les formules ne manquent pas pour désigner Michel Jolivet.

Cet homme de lettres, très attaché à Chevilly-Larue, faisait l’unanimité. Par son engagement professionnel, son sens du travail collectif et son humanisme.
Michel fut le directeur du théâtre-cinéma Chevilly- Larue André-Malraux pendant 36 ans. Il aura marqué notre ville pour avoir initié et dirigé pendant 12 ans le Festival des conteurs de Chevilly-Larue. Il est également le fondateur de la Maison du conte dont il a été le directeur.

Un infatigable militant de l’art oratoire

« En créant la Maison du conte, il avait en tête d’initier pour les arts de la parole. Un mouvement artistique à l’image des peintres de l’École de Pont-Aven, dont est issu Paul Gauguin, témoigne Isabelle Aucagne, directrice de la Maison du conte. Il a accompagné la création du Labo . Plus d’une centaine de conteurs y ont été formés. Ce lieu contribue à faire rayonner Chevilly-Larue dans le monde de la francophonie ».

Après des études tournées vers le bâtiment et les travaux publics, Michel Jolivet découvre l’art de la marionnette. C’est ainsi que s’ouvre à lui le monde de la culture. « Quand il a pris la direction du théâtre en 1979, il voulait créer un lieu de culture ouvert à tous les Chevillais, explique Cristel Penin, directrice du théâtre-cinéma. C’était quelqu’un qui était très attentif à la médiation culturelle, au travail mené en direction des enfants et des associations ».

Un homme engagé et passionné

De 2016 à 2020, bien que retraité, ce boulimique de travail s’investit dans la Ferme du Saut du Loup. Il la voit comme « un écrin de verdure au service des habitants, de leurs rencontres, projets et idées ». Il s’engage par la suite au sein de l’équipe municipale.

« Quand je lui ai proposé en 2019, de rejoindre notre équipe, j’ai eu l’impression de lui ouvrir une porte qui lui permettrait de pousser encore plus loin son accomplissement au service des autres. Et il s’est investi avec toute sa passion et sa si grande humanité dans cette mission » partage Stéphanie Daumin, Maire de Chevilly-Larue.

Avec un optimisme permanent, il agira à chaque instant en suivant son humanité. Partageant sa bonne humeur, même dans les moments où sa santé la mettait à rude épreuve.

La Municipalité adresse toutes ses condoléances à la famille, aux proches et aux Chevillais, nombreux, qui le connaissaient.

Il avait une grande confiance en ses collaboratrices et collaborateurs à qui il laissait beaucoup d’autonomie. Il valorisait le collectif. Très cultivé, il avait une très grande passion pour le spectacle, mais aussi pour la poésie et les arts visuels.

Isabelle Aucagne, directrice de la Maison du conte

C’était un orateur, il aimait les mots et leur justesse. Il appréciait beaucoup les débats, qui parfois amenaient des controverses, il ne supportait pas l’injustice.

Cristel Penin, directrice du théâtre-cinéma Chevilly-Larue André Malraux

À travers ses différentes casquettes, il était connu de beaucoup de Chevillais. Il connaissait bien le territoire et tous les rouages municipaux. Il était extrêmement humble et très curieux.

Olivier Azéma, directeur de la Ferme du Saut du Loup