Groupe La France insoumise

Elus du groupe La France insoumise : Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet, Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans et Natahlie Tchenquela-Grymonprez

Juillet - Août 2018

 

Stop à la boulimie anti-sociale de M. Macron et aux compteurs Linky

 

La boulimie anti-sociale de M. Macron, de son gouvernement et de sa majorité parlementaire n'a pas encore atteint son zénith. Après le code du travail, les privatisations en cours, ce sont les « sommes dingues données aux pauvres et ils restent pauvres » (dixit Macron). Les retraites par répartition bientôt en retraites à points, la santé malade et bientôt agonisante... Il est temps de relever la tête et de faire front car encore plus de familles chevillaises ne prendront pas de vacances. Heureusement que Les Planches sont là pour y pallier en partie. Et puis, rien d'étonnant que notre Conseil municipal du 20 juin ait voté 7 voeux qui concernent tous les publics. Un regret que l'opposition se soit abstenue sur la forme sans évoquer le fond. L'un concerne toutes les familles chevillaises.

 

Il s'agit de l'installation du compteur Linky en remplacement de votre compteur EDF actuel par Enedis, suite à une directive européenne de 2009*. Pour leur part, la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, le Portugal ... l'ont refusé. Sachez que la ville est propriétaire du réseau électrique et des compteurs. Enedis en a seulement la gestion. Compte-tenu du manque d'informations stipulé par la Cour des Comptes, du flou de l'utilisation des données personnelles qui pourraient être lancées sur le marché du big-data, de la non lisibilité des coûts et d'informations indispensables aux abonnés tel que le demande le Syndicat intercommunal de la Périphérie de Paris (Sipperec), le Conseil municipal exige qu'Enedis n'installe pas ses compteurs sans autorisation explicite des usagers. D'autant plus qu'Enedis récupèrera sur vos factures à partir de 2021 ses 5,7 milliards d'investissements. Bonnes vacances.

 

* voir reportage d'Envoyé spécial du 14 juin

 

Par Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet,  Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe La France insoumise

Pour nous joindre: eluslfi.chevillylarue@gmail.com ou 01 45 60 18 01.

Juin 2018

Il n’y a pas d’argent magique

 

C'est la réponse du Président de la République à une aide soignante qui l'a interpellé sur la baisse du budget des hôpitaux (-2%) et l'augmentation du taux d'activité (+ 4 %). Au quotidien, dit-elle, il y a des gens formidables qui se donnent un mal de chien pour bien travailler. Mais, l'« argent bien palpable » est plutôt rendu aux fraudeurs du fisc, aux exilés fiscaux et aux très riches.
En 2018, les délais d'attente aux urgences peuvent atteindre 4, 5 ou même 6 heures, les déserts médicaux progressent, les dépassements d’honoraires aggravent les inégalités et nos anciens sont « maltraités » dans les EHPAD... La santé défraie aussi la chronique avec les drames des SAMU, les suicides dans les hôpitaux sans oublier l’état calamiteux de la psychiatrie. Les témoignages sont accablants, partout des réductions d’effectifs, partout des conditions de travail totalement dégradées, partout la souffrance et la perte de sens du métier, partout de l’insécurité pour les patients.Nous payons cette baisse des dépenses publiques par des vies humaines.

La France Insoumise dénonce ces politiques d'austérité menées ces dernières années, qui se caractérisent par des inégalités sociales de santé parmi les plus hautes en Europe.

L’espérance de vie en bonne santé diminue depuis 2006 et le taux de renoncement aux soins pour raisons financières est en augmentation constante. Pour discuter de l’avenir de la santé avec les Chevillaises et les Chevillais, la France Insoumise de Chevilly-Larue présentera une conférence gesticulée sur l’hôpital, qui mêle les expériences vécues et des connaissances théoriques avec humour et autodérision. Elle se déroulera le mardi 12 juin à la salle Simone de Beauvoir à 20h30.

Par Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet,  Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe La France insoumise

Pour nous joindre: eluslfi.chevillylarue@gmail.com ou 01 45 60 18 01.

Mai 2018

 

Budget 2018 : un budget de résistance sans augmentation d'impôts

Le budget 2018 qui maintient ce qui est indispensable aux Chevillaises et Chevillais a été adopté au Conseil municipal du 12 avril. La remise en cause permanente de  l’autonomie financière des collectivités et la baisse continuelle des dotations de l'État, a été portée par Mrs Sarkozy, Hollande et aujourd'hui Macron. Une lignée libérale. La France se porte bien ! Pourtant, le pouvoir en place veut nous faire croire que nous n’avons plus les moyens de vivre mieux. Il faudrait nous serrer la ceinture. Partager justement les fruits de la richesse et briser certains privilèges ne serait-ce pas la solution ? Peu leur importe que la pauvreté s’étende, que le travail ne protège plus de la précarité, que la malbouffe se banalise et tue.

Les actions du Président Macron vont dans ce sens. Entre une politique fiscale en faveur des très riches (suppression de l’ISF…) et une austérité appliquée au reste de la population (hausse de la CSG, casse des services publics…), l’État se disloque et la souffrance gagne du terrain.

Ainsi, les collectivités sont sommées de payer des dettes pour lesquelles elles ne sont pas responsables. Leurs moyens diminuent et la mise en place de la Métropole du Grand Paris amplifie ces incertitudes financières. Le budget primitif a été élaboré en tenant compte de ces paramètres. Nous avons fait le choix du service public local et des acteurs de la cohésion sociale que sont les associations chevillaises. Par l’effort pour diminuer les dépenses de fonctionnement, nous parvenons à dégager un autofinancement de 3 millions d’€ pour continuer à investir et répondre aux besoins des administrés sans augmenter les impôts.

 

Par Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet,  Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe La France insoumise

Avril 2018 

Pour affirmer ses convictions, un nouveau groupe est né !

Depuis l'installation de notre Conseil municipal en 2014, un fait marquant s'est produit en 2017 lors de l'élection présidentielle  avec la déroute des partis. Ce bouleversement a vu apparaître une force libérale brisant tout l'existant, celle d'Emmanuel Macron d'un côté et une force constructive où  l'Humain, avec une nouvelle répartition des richesses, est au cœur de l'autre, celle de Jean-Luc Mélenchon. Par notre élargissement nous confortons notre action locale au sein de la majorité municipale conduite par notre maire Stéphanie Daumin. Les choix que nous portons et que nous souhaitons faire partager à nos concitoyens chevillais visent trois objectifs :

  • répondre à l'urgence sociale afin que chacun participe en fonction de ses moyens et reçoive en fonction de ses besoins,

  •  répondre à l'urgence écologique en participant à préserver le climat et l'environnement pour  les besoins essentiels des individus,

  • répondre à l'urgence démocratique en faisant des gens, des acteurs de leurs choix à tous les niveaux.

La politique ultra-libérale d'Emmanuel Macron faite pour les riches tourne le dos à ces exigences. Toutes les réformes ouvertes à rythme accéléré, sans concertation et débat véritable, sacrifient les avancées d'un ½ siècle de luttes syndicales et politiques. Nous serons avec toutes celles et ceux qui lutteront pour s'y opposer.

 

Par Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet,  Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe La France insoumise

 

 

 

 

 

 

Mars 2018

 

La jeunesse mérite mieux que ça !!! 

 

Le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+) est une bonne idée si les moyens sont suffisants et si le nombre d'élèves pour les autres niveaux diminue. Ce n'est pas le cas.

À Chevilly-Larue, seul le groupe scolaire Paul Bert sera concerné l’année prochaine. Des enseignants seront-ils nommés ? Simultanément, se pose la question des locaux avec l'augmentation des effectifs en primaire. Contrairement à ce que disent certaines publications, la ville a anticipé cette évolution. Au niveau national, le gouvernement supprime des classes en zone rurale, ”récupère“ des effectifs et tente de régler un problème pour en créer un autre.

Les réformes de l’école qui se succèdent ont toutes le même objectif. Elles visent avant tout à répondre à des contraintes budgétaires et se font sans évaluation des dispositifs, à l’image de la question des rythmes scolaires. La place de l’enfant a été

reléguée au second rang alors qu’elle aurait dû être centrale. Au vu des besoins, il est impératif de recruter davantage de professeurs pour donner leur chance à tous les enfants de notre pays. La République une et indivisible nous oblige. Mais les décideurs actuels ou passés s'en dispensent !

De plus, les diplômes sont menacés. La réforme du baccalauréat en est la preuve. Avec le contrôle continu et les disparités existantes entre les établissements, le bac deviendra une marchandise et n’aura plus la même valeur sur l’ensemble du territoire. Cela ajoute de l’inégalité à un système déjà profondément injuste. Plus encore, cette réforme fait l’impasse sur la filière professionnelle qui peut conduire à des savoirs d’excellence méritant d’être davantage reconnus pour porter de grands projets collectifs pour notre avenir. Pour la France Insoumise, le droit à l'émancipation doit être un marqueur indéfectible pour l'ensemble des jeunes. 

Par André Deluchat, Murielle Desmet, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe Parti de Gauche

Février 2018

Macron et la Métropole du Grand Paris : démocratie ou baronnie ? 

Depuis 2016, la Métropole du Grand Paris se construit mais ne répond pas aux attentes des populations franciliennes. Son organisation doit être revue. La décision finale du Président de la République se fait toujours attendre. Il doit pourtant faire un choix. Notre crainte est forte qu’il persiste à privilégier la compétition européenne et internationale plutôt que le mieux-être et le mieux-vivre des gens.

Première option, Emmanuel Macron peut décider de centraliser davantage l’organisation territoriale, ce qui reviendrait à ériger de nouvelles baronnies et à concentrer le pouvoir entre les mains de quelques potentats locaux, Paris ou la Région, au détriment des départements et des communes.

De plus, envisager la suppression des départements accentuerait l’abandon des populations périphériques au vu de tout ce que la politique départementale apporte aux citoyens ! Pour le Val-de-Marne, que deviendront les avancées en matière d’action sociale, de crèches, de PMI, de parcs départementaux, de collèges, de culture, de carte Imagine R jeune à 25%, de carte Améthyste pour tous les retraités à prix réduit, de voies départementales ... ?

Mais il y a une seconde option. Emmanuel Macron peut aussi choisir d’insuffler une respiration consolidant la démocratie locale et les politiques mises en œuvre. Ce choix-là permettra de renforcer le rôle du département, des communes et des intercommunalités fondées sur des projets réels et pertinents pour être vraiment au service des gens. C’est cette voie que nous défendons, car c’est dans ce sens que doit toujours aller l’action publique. 

Par André Deluchat, Murielle Desmet, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans et Nathalie Tchenquela-Grymonprez

Janvier 2018

 

Année 2018 : on continue

L’arrivée au pouvoir d’un nouveau Président a été une fois de plus marquée par la poursuite de l’austérité et les contraintes budgétaires. Déception et désillusion s’imposent au fur et à mesure que le gouvernement précise ses choix. C’est la même politique inefficace et les mêmes effets néfastes ! En attaquant les communes le gouvernement ne fait que réduire le champ du service public et du lien social.

Car sans action publique la culture, le sport et les arts sont abandonnés à la logique du profit et à l’argent roi. L’être humain a toujours été un être social. Il se construit à travers les relations qu’il entretient et développe autour de lui. Bien vivre ensemble, voilà l’horizon de notre action. Permettre aux gens d’avoir des conditions de vie dignes, d’être reconnus, valorisés, de se sentir intégrés et utiles dans la société, de pouvoir accéder aux savoirs et participer pleinement à la vie de la cité.

George Orwell a passé beaucoup de temps auprès « des gens ordinaires », il y a vu une culture basée sur la bienveillance, l’entraide, la gratitude, la solidarité qui s’ancre dans nos vies quotidiennes, qu’il appelle « une décence commune ». Soutenons le rapport désintéressé aux autres. Samedi 9 décembre nous fêtions l’anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. La laïcité ne peut être une simple déclaration d’intention, mais un véritable combat politique, comme il le fut à l’époque. Face à la menace des replis sur soi, son clan, sa tribu, sa communauté, tout ce qui sépare, délivrons un message de tolérance et de fermeté. La liberté de conscience permet le vivre ensemble, transmet des valeurs qui s’appliquent à tous sans distinction de sexe, de religion ou autre appartenance. Nous sommes égaux en droits et en devoirs, la République permet l’égalité entre nous. Un grand merci à tous les agents du service public municipal qui font vivre la démocratie de proximité. Une bonne année 2018. 

Par Dominique Lo Faro, maire-adjoint, élu du groupe Parti de gauche

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