Groupe La France insoumise

Elus du groupe La France insoumise : Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet, Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans et Natahlie Tchenquela-Grymonprez

Mars 2019 

 

Le logement social serait-il un problème ?

 

Le spectre de la cité-dortoir reste encore très prégnant dans l’imaginaire collectif du citadin que nous sommes, qui rêve de la «ville à la campagne » [A. Allais] Mais que signifie logement social quand 70% de la population peut y prétendre ? Cela veut-il dire que 70 % des résidents français seraient perçus comme des pauvres, des précaires, des étrangers, des invisibles, « des gens qui ne sont rien » ? Ce mauvais procès qui ruisselle depuis nos bien-pensants provoque la fuite des catégories moyennes de ce type d’habitat, alimente le fantasme du logement social = logement de pauvres. Or depuis les années 2000, au sein de l’Europe, c’est en France que le logement, premier poste de dépense des ménages, est le plus élevé. Malgré les APL (1), trop de familles ne peuvent prétendre à un logement social basé sur des revenus insuffisants. Une réforme s’impose. À Chevilly-Larue, les municipalités successives ont fait le choix de diversifier les différentes formes d’habitat avec une volonté affirmée de tirer le logement social vers le haut. Bien se loger vaut aussi pour le logement social, en termes de qualité de vie avec des prix abordables. La mise en place d’équipements et de services de qualité dans les quartiers (stades, médiathèque, écoles, lycée, centre culturel, voirie …) favorisent la mixité. C’est ce qui se passe dans les deux quartiers en cours de rénovation : Anatole France et les Sorbiers. Or sous prétexte de « modernisme », la loi Élan (2) sape les fondements de la loi SRU (3) en instaurant la baisse des APL, en poussant les bailleurs sociaux à vendre leurs logements à des acteurs privés qui ne se priveront pas d’augmenter les loyers, chassant ainsi les locataires les plus modestes. Pour notre part, nous voulons une population heureuse d’être chevillaise, heureuse d’être une partie de ce tout que l’on nomme une Nation ! Vous avez dit « Gilets Jaunes » ?

 

(1) APL: Aide Personnalisée au Logement – (2) Loi Élan: Loi relative à l’Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique – (3) Loi SRU : Loi relative à la Solidarité et au Renouvellement urbain

 

Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet, Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tcheniquela Grymonprez élu(e)s du groupe La France Insoumise

Déclaration des élus du groupe d’élus de « La France Insoumise » « GRAND DEBAT MACRON »

NON À UN SIMULACRE DE DEBAT …!  

 

Le cadre de la consultation du grand raout est fixé. Sur la feuille du débat reçue sont déjà écrits les sujets à discuter, ceux qui sont interdits, les cases à cocher et les conclusions qu’il n’y aura qu’à amender.

34 Questions dont les réponses sont déjà rédigées par le Président et son gouvernement.

C’est pourquoi nous  ne participerons pas à ce simulacre de débat !

Après avoir honni les élus locaux, le Président de la République les appelle à la rescousse. Pourquoi donc celui qui poursuit le transfert  de charges nouvelles, relevant des compétences de l’Etat et leur enlève des moyens, se souvient-il d'eux ? Pour partager la responsabilité qui est uniquement la sienne dans le refus d'apporter des solutions aux revendications portées par « Les Gilets Jaunes », et au-delà, par 70% de la population.

L’issue de ce pseudo-débat est déjà connue.

 « La dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours » disait Coluche.

Avoir les moyens de vivre dignement, d’élever ses enfants, de leur laisser un monde plus humain, plus juste, plus démocratique, telles sont les ambitions d’un tel mouvement. « Les cahiers de doléances », mis à disposition ici à Chevilly-Larue le confirment.

Les élu-e-s de la France Insoumise ne participeront pas à l’organisation de ces débats où les propositions et les exigences exprimées seront pour la plupart déclarées « hors sujet » en haut lieu.

Il ne tient donc qu’au Président de la République et à sa majorité de créer les conditions permettant aux citoyens de se réunir pour définir eux, et eux seuls, la forme et le contenu d’un débat afin d’en garantir la sincérité et le caractère démocratique.

Ce choix n’a pas été fait.  Le débat est donc clos par avance.

·        Rien sur le retour de l’Impôt sur les Grandes Fortunes (ISF)

·        Rien sur le pouvoir d’achat après l’enfumage de l’augmentation pour moins de 100 €  de la prime d’activité pour 1 smicard sur 2

·        Rien sur l’annulation de la non indexation des retraites.

·        Rien sur la réforme fiscale et sur les 80 milliards évadés dans les paradis fiscaux.

Rien… Rien de ce qu’attendent beaucoup de nos concitoyens que nous côtoyons tous les jours

Le pseudo-débat n’a d’autre objectif que d’attendre que la révolte citoyenne s’épuise

Nous ne participerons pas à cette mascarade !

Nous assistons en ce moment même et depuis longtemps à la révélation du jeu d’acteur des représentants d’une Vème République qui est à bout de souffle. Une VIème République qui redonnera la parole au peuple en toutes circonstances est plus que nécessaire.

 Chevilly-Larue, le 1er février 2019

Mail : eluslfi.chevillylarue@gmail.com

Février 2019 

 

Bas les masques !

 

Depuis l'année 2011, les lois de finances avec la mise en place des péréquations horizontales et la diminution de la dotation de l'État qui sera, pour notre ville, de 0 € en 2019, ont ponctionné près de 30 millions d'€ cumulés sur nos recettes. Les ressources financières dont la ville a la maîtrise en 2019 se retrouvent au niveau de celles de 2011 (37,9 m€ contre 37,7m€). Et pourtant, les coûts de la vie et les besoins de la population ont continué à progresser. L'équation qui se pose est simple et enfantine : comment faire autant avec moins ? Comment répondre aux besoins des Chevillaises et des Chevillais et ne pas grever leur pouvoir d'achat ? C'est une équation à laquelle nous, conseillers
municipaux, nous nous confrontons chaque année en préparant le budget. Vous entendez certains, pétris de « bon sens » populaire, dire qu'on peut toujours faire mieux avec ce que l'on a. Ce sont les mêmes qui soutiennent depuis 2008, sous différents Présidents, les politiques d'austérité mises en œuvre avec les résultats que l'on connaît dans les services publics en matière de santé, de sécurité et de tout ce qui fait le lien social ... Sur le plan local, nous avons aussi nos zélateurs. Ils sont par contre plus difficiles à identifier. Et pour cause ! Leur doctrine est très impopulaire. Ils soutiennent les choix nationaux avec le dogme de la dette « qui pèse sur nos enfants » et la maîtrise des dépenses publiques sous-jacente, c'est-à-dire l'austérité qui nous frappe. Mais, le courage leur manque pour assumer les conséquences de leur discours auprès des habitants. Comment répondre aux besoins de notre population si par ailleurs ils sont d'accord pour lui couper les cordons de la bourse ? Voilà le dilemme ! Voilà notre différence.

 

Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet, Hadi Issahnane, Dominique lo Faro, Frédéric Sens, Nathalie Tchenquela Grymonprezélu(e)s du groupe La France Insoumise

Janvier 2019 

Un rayon de soleil chaud …

 

Depuis 4 semaines, un rayon de soleil chaud a percé l’épaisse couverture nuageuse de l'atmosphère grise et triste. La résignation habituelle fait place à une colère profonde et fortement enracinée dans une large partie de la population. Car la coupe est pleine.

L’abolition des privilèges des puissants et la juste répartition des immenses richesses se sont imposées dans l’agenda médiatique et politique à coups de pieds sur la porte. Assez de faits divers et de divertissements ! Par la force du nombre et du désespoir exprimé, un slogan clair et puissant est scandé dans chaque rond-point de France et sur les murs repeints devant les caméras du monde entier. Le roi est nu. Avec Macron démission et le Référendum d’initiative citoyenne(RIC), le peuple s’invite à la table du pouvoir et commande lui-même le menu. Les vieilles institutions de la Ve République sont à l’agonie, il est urgent de les changer. Le retour à l'ordre et à la sécurité dépend des propositions crédibles du Président et non de compassion surfaite. L’insécurité générale de l'existence de millions de familles est leur pain quotidien. Plus de miettes de pain dispersées depuis des années. C'est la boulangerie qu'elles veulent.

En phase avec ce mouvement, la France Insoumise, retrouve les propositions de son programme L'avenir en commun très largement reprises et se voit confortée dans ses choix politiques. Nul besoin de crier à la récupération, ce sont ces idées qui sont récupérées et là est l’essentiel. Cette crise montre enfin que l’urgence sociale, démocratique et écologique sont imbriquées et ne peuvent être résolues séparément. Agir sur l'une, c'est agir sur l'autre. Il faut un changement général du logiciel. La révolution citoyenne nous montre le chemin. Bonne année 2019. 

 

Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet,  Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela Grymonprez • élu(e)s du groupe La France Insoumise

Décembre 2018 

 

Être précis sans démagogie, c'est ce qu'attendent les Chevillais de leurs élus

 

Notre collègue de l'opposition, M. Ladjici, devient coutumier des informations erronées. Dans sa tribune du mois de novembre il annonce que le budget 2018 serait de 60,3 millions d'€. Grossière erreur d'un collègue, pourtant membre de la commission des finances, qui sait pertinemment que le budget primitif de 2018 voté en avril est de 52,9 millions d'€. Ce montant représente 43,6 millions d'€ en fonctionnement et 9,3 millions d'€ en investissement. Sur les 9 millions d'€ du budget supplémentaire de septembre, 5,9 millions d'€ sont des reports de dépenses d’investissement déjà inscrits en 2017, 0,9 millions d'€ d’inscriptions nouvelles et le déficit de la section d’investissement 2017 représentant le solde. 5,1 millions d'€ du budget de fonctionnement ne sont pas des ressources pour la ville puisqu'elles sont soit retenues par l'État pour la péréquation horizontale, soit reversées au territoire Grand-Orly Seine Bièvre. La dotation forfaitaire de l'État est de 52 461€ en 2018 quand elle était de 3,1 millions d'€ en 2010 ! Une paille ! Attention de ne pas dire tout et son contraire, comme ces écrits lus sur un site se félicitant que la renégociation d'un emprunt de la ville avait apporté 200 000 € d'économie. Si cet emprunt avait été toxique, comme indiqué, croyez-vous que nous aurions obtenu ce résultat ? Nous n'avons pas d'emprunt toxique mais, par contre, nous avons une gestion active de notre dette permettant d'utiliser toutes les opportunités pour réduire nos charges financières. Notre engagement vise à répondre aux attentes de toute la population en portant le mieux que nous pouvons les valeurs de justice, de solidarité, d'efficacité permettant le soutien et l'épanouissement de tous. Bonnes fêtes à toutes et tous.

 

André Deluchat maire-adjoint, président du groupe La France insoumise

Novembre 2018 

8 semaines … et toujours la même réponse

 

Notre jeune et sémillant collègue M. Yacine Ladjici dans sa tribune du mois d’octobre continue à faire le buzz. En effet non content de jeter en pâture des noms, il distille ses fausses informations. Il laisserait croire que sa persévérance aurait fini par payer dans la mesure où il aurait enfin obtenu les informations sur l’association ACSF après sa terrible lettre recommandée accusé/réception. M. Ladjici oublie de dire que sa demande concerne cette fois-ci les bilans financiers et non plus les comptes de gestion. Or demander un compte d’exécution tombe sous le coup de la loi (1901 et autre). Cette dernière fut une conquête permettant aux associations la liberté de s’organiser et se gérer. Notre impétueux collègue semble l’ignorer. M. Ladjici voudrait-il revenir aux temps lointains où les associations (surtout ouvrières) étaient muselées, contrôlées et dépendantes du bon vouloir des autorités ? Serait-ce un vieux fond totalitaire refoulé qui resurgirait à cette occasion ? Tout cela n’est pas sérieux. Nos concitoyens méritent des débats à la hauteur des enjeux de notre époque. Le tissu associatif chevillais est dense et assure le lien entre les habitants de notre ville. Il est un formidable outil de transmission entre générations. Il coordonne, anime, instruit, innove. Vouloir à tout prix instiller le doute n’est pas une manière honnête et correcte de faire de la politique. Pourquoi M. Ladjici ne s’est-il pas directement adressé à cette association, à ses responsables, à son conseil d’administration comme je l’y invitais en toute transparence ? Il est vrai que quand on se retrouve seul il faut faire du bruit ! Nous continuons à travailler et à soutenir nos associations.

 

Dominique Lo FaroMaire-adjoint, élu du groupe La France insoumise

Octobre 2018 

Il n’est plus possible de fermer les yeux

 

Les chaleurs étouffantes de cet été doivent nous alerter sur les changements profonds que subit notre planète qui se transforme en étuve. Un point de rupture dont les conséquences seront irréversibles est en train d'être atteint. Nous vivons dans le seul écosystème compatible avec la vie humaine et nous sommes en train de le détruire à une vitesse effarante. Il y a urgence à agir, pour nous, pour nos enfants. Préserver cet écosystème est une donnée incontournable et il faudra l’imposer face à une logique économique fondée sur le productivisme et la recherche infinie du profit comme l'approuve M. Bridey, député LREM, qui vient de voter contre l'interdiction du glyphosate d'ici 2021. Des pics de chaleur de 4 à 6 degrés dans le périmètre de la Métropole du Grand Paris par Il n’est plus possible de fermer les yeux rapport à toute l’Île-de-France cet été devraient aussi interpeller tous les décideurs. Chevilly-Larue, est depuis longtemps consciente des enjeux environnementaux. Depuis l’année 2010, elle s'est engagée dans une démarche de développement durable à travers l’élaboration et la mise en oeuvre d’un programme d'actions concrètes dénommé ‘’Agenda 21’’. Mais une municipalité ne peut pas tout. La démission du ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, démontre que le gouvernement n’a que faire de l’avenir. Pour les tenants du système, l'écologie est une question à part. Or, c’est tout l’inverse qu’il faut faire. L'urgence écologique est devenue une question de vie ou de mort. C'est autour et à partir de l'exigence écologique que doit se penser toute la politique, qu’elle soit locale, nationale, européenne ou mondiale. Plus que nos comportements individuels, c’est ce cadre que nous devons changer. Discutons-en.

Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet, Hadi Issahnane,  Dominique Lo Faro, Frédéric Sans ,Nathalie Tchenquela Grymonprezélu(e)s du groupe La France insoumise

Septembre 2018 

Les 4 jours pour la rentrée scolaire 2018/2019 et le « piteux » Parcoursup

 

Suite aux consultations menées localement, la semaine de 4 jours d’école par semaine revient en primaire. Les 4,5 jours ont produit beaucoup plus de bouleversements coûteux parmi les acteurs de la politique éducative qu'ils n'ont servi les enfants dont la fatigue a été reconnue. Les activités périscolaires mises en place sont une avancée qu’il faut préserver. Pour cela, avec la ville, nous ne doutons pas que les associations sportives et culturelles profiteront du forum du 8 septembre pour attirer de nouveaux adhérents. La rentrée se fera avec près de 2 200 enfants en école primaire et une ouverture de classe obtenue à l’école Pasteur maternelle. Réduire les effectifs par classe est une mesure que nous partageons, mais pas seulement pour les seuls réseaux d'éducation prioritaires. Elle doit être généralisée à tous les enfants, sans distinction. Cette année, seuls les CP de Paul Bert seront concernés avec une moyenne de 14 élèves par classe. L'année prochaine ce seront les CE1 de la même école, et quid de la suite ? Pourtant, le gouvernement d’Emmanuel Macron continue de réduire le nombre de fonctionnaires y compris dans l'Éducation nationale. Il assèche également les finances des communes qui doivent construire de nouveaux bâtiments comme les 6 classes à Paul Bert, cette année. La « priorité au primaire » est déjà mise à mal. Quant à l’autre bout du système éducatif, le nouveau dispositif « Parcoursup » est un échec cuisant. Seuls 6 étudiants sur 10 ont accepté une offre. Parmi les restants en attente, ce sont 161 247 jeunes qui ont déjà jeté l'éponge soit près de 20%. Responsable, le gouvernement doit prendre ses responsabilités et garantir l'affectation de chaque bachelier.

Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet, Hadi Issahnane, Domminique Lo Faro, Sans, Nathalie Tchenquela Grymonprezélu(e)s du groupe La France insoumise

Juillet - Août 2018

 

Stop à la boulimie anti-sociale de M. Macron et aux compteurs Linky

 

La boulimie anti-sociale de M. Macron, de son gouvernement et de sa majorité parlementaire n'a pas encore atteint son zénith. Après le code du travail, les privatisations en cours, ce sont les « sommes dingues données aux pauvres et ils restent pauvres » (dixit Macron). Les retraites par répartition bientôt en retraites à points, la santé malade et bientôt agonisante... Il est temps de relever la tête et de faire front car encore plus de familles chevillaises ne prendront pas de vacances. Heureusement que Les Planches sont là pour y pallier en partie. Et puis, rien d'étonnant que notre Conseil municipal du 20 juin ait voté 7 voeux qui concernent tous les publics. Un regret que l'opposition se soit abstenue sur la forme sans évoquer le fond. L'un concerne toutes les familles chevillaises.

 

Il s'agit de l'installation du compteur Linky en remplacement de votre compteur EDF actuel par Enedis, suite à une directive européenne de 2009*. Pour leur part, la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, le Portugal ... l'ont refusé. Sachez que la ville est propriétaire du réseau électrique et des compteurs. Enedis en a seulement la gestion. Compte-tenu du manque d'informations stipulé par la Cour des Comptes, du flou de l'utilisation des données personnelles qui pourraient être lancées sur le marché du big-data, de la non lisibilité des coûts et d'informations indispensables aux abonnés tel que le demande le Syndicat intercommunal de la Périphérie de Paris (Sipperec), le Conseil municipal exige qu'Enedis n'installe pas ses compteurs sans autorisation explicite des usagers. D'autant plus qu'Enedis récupèrera sur vos factures à partir de 2021 ses 5,7 milliards d'investissements. Bonnes vacances.

 

* voir reportage d'Envoyé spécial du 14 juin

 

Par Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet,  Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe La France insoumise

Pour nous joindre: eluslfi.chevillylarue@gmail.com ou 01 45 60 18 01.

Juin 2018

Il n’y a pas d’argent magique

 

C'est la réponse du Président de la République à une aide soignante qui l'a interpellé sur la baisse du budget des hôpitaux (-2%) et l'augmentation du taux d'activité (+ 4 %). Au quotidien, dit-elle, il y a des gens formidables qui se donnent un mal de chien pour bien travailler. Mais, l'« argent bien palpable » est plutôt rendu aux fraudeurs du fisc, aux exilés fiscaux et aux très riches.
En 2018, les délais d'attente aux urgences peuvent atteindre 4, 5 ou même 6 heures, les déserts médicaux progressent, les dépassements d’honoraires aggravent les inégalités et nos anciens sont « maltraités » dans les EHPAD... La santé défraie aussi la chronique avec les drames des SAMU, les suicides dans les hôpitaux sans oublier l’état calamiteux de la psychiatrie. Les témoignages sont accablants, partout des réductions d’effectifs, partout des conditions de travail totalement dégradées, partout la souffrance et la perte de sens du métier, partout de l’insécurité pour les patients.Nous payons cette baisse des dépenses publiques par des vies humaines.

La France Insoumise dénonce ces politiques d'austérité menées ces dernières années, qui se caractérisent par des inégalités sociales de santé parmi les plus hautes en Europe.

L’espérance de vie en bonne santé diminue depuis 2006 et le taux de renoncement aux soins pour raisons financières est en augmentation constante. Pour discuter de l’avenir de la santé avec les Chevillaises et les Chevillais, la France Insoumise de Chevilly-Larue présentera une conférence gesticulée sur l’hôpital, qui mêle les expériences vécues et des connaissances théoriques avec humour et autodérision. Elle se déroulera le mardi 12 juin à la salle Simone de Beauvoir à 20h30.

Par Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet,  Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe La France insoumise

Pour nous joindre: eluslfi.chevillylarue@gmail.com ou 01 45 60 18 01.

Mai 2018

 

Budget 2018 : un budget de résistance sans augmentation d'impôts

Le budget 2018 qui maintient ce qui est indispensable aux Chevillaises et Chevillais a été adopté au Conseil municipal du 12 avril. La remise en cause permanente de  l’autonomie financière des collectivités et la baisse continuelle des dotations de l'État, a été portée par Mrs Sarkozy, Hollande et aujourd'hui Macron. Une lignée libérale. La France se porte bien ! Pourtant, le pouvoir en place veut nous faire croire que nous n’avons plus les moyens de vivre mieux. Il faudrait nous serrer la ceinture. Partager justement les fruits de la richesse et briser certains privilèges ne serait-ce pas la solution ? Peu leur importe que la pauvreté s’étende, que le travail ne protège plus de la précarité, que la malbouffe se banalise et tue.

Les actions du Président Macron vont dans ce sens. Entre une politique fiscale en faveur des très riches (suppression de l’ISF…) et une austérité appliquée au reste de la population (hausse de la CSG, casse des services publics…), l’État se disloque et la souffrance gagne du terrain.

Ainsi, les collectivités sont sommées de payer des dettes pour lesquelles elles ne sont pas responsables. Leurs moyens diminuent et la mise en place de la Métropole du Grand Paris amplifie ces incertitudes financières. Le budget primitif a été élaboré en tenant compte de ces paramètres. Nous avons fait le choix du service public local et des acteurs de la cohésion sociale que sont les associations chevillaises. Par l’effort pour diminuer les dépenses de fonctionnement, nous parvenons à dégager un autofinancement de 3 millions d’€ pour continuer à investir et répondre aux besoins des administrés sans augmenter les impôts.

 

Par Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet,  Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe La France insoumise

Avril 2018 

Pour affirmer ses convictions, un nouveau groupe est né !

Depuis l'installation de notre Conseil municipal en 2014, un fait marquant s'est produit en 2017 lors de l'élection présidentielle  avec la déroute des partis. Ce bouleversement a vu apparaître une force libérale brisant tout l'existant, celle d'Emmanuel Macron d'un côté et une force constructive où  l'Humain, avec une nouvelle répartition des richesses, est au cœur de l'autre, celle de Jean-Luc Mélenchon. Par notre élargissement nous confortons notre action locale au sein de la majorité municipale conduite par notre maire Stéphanie Daumin. Les choix que nous portons et que nous souhaitons faire partager à nos concitoyens chevillais visent trois objectifs :

  • répondre à l'urgence sociale afin que chacun participe en fonction de ses moyens et reçoive en fonction de ses besoins,

  •  répondre à l'urgence écologique en participant à préserver le climat et l'environnement pour  les besoins essentiels des individus,

  • répondre à l'urgence démocratique en faisant des gens, des acteurs de leurs choix à tous les niveaux.

La politique ultra-libérale d'Emmanuel Macron faite pour les riches tourne le dos à ces exigences. Toutes les réformes ouvertes à rythme accéléré, sans concertation et débat véritable, sacrifient les avancées d'un ½ siècle de luttes syndicales et politiques. Nous serons avec toutes celles et ceux qui lutteront pour s'y opposer.

 

Par Michel Benneteau de la Prairie, André Deluchat, Murielle Desmet,  Hadi Issahnane, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe La France insoumise

 

 

 

 

 

 

Mars 2018

 

La jeunesse mérite mieux que ça !!! 

 

Le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+) est une bonne idée si les moyens sont suffisants et si le nombre d'élèves pour les autres niveaux diminue. Ce n'est pas le cas.

À Chevilly-Larue, seul le groupe scolaire Paul Bert sera concerné l’année prochaine. Des enseignants seront-ils nommés ? Simultanément, se pose la question des locaux avec l'augmentation des effectifs en primaire. Contrairement à ce que disent certaines publications, la ville a anticipé cette évolution. Au niveau national, le gouvernement supprime des classes en zone rurale, ”récupère“ des effectifs et tente de régler un problème pour en créer un autre.

Les réformes de l’école qui se succèdent ont toutes le même objectif. Elles visent avant tout à répondre à des contraintes budgétaires et se font sans évaluation des dispositifs, à l’image de la question des rythmes scolaires. La place de l’enfant a été

reléguée au second rang alors qu’elle aurait dû être centrale. Au vu des besoins, il est impératif de recruter davantage de professeurs pour donner leur chance à tous les enfants de notre pays. La République une et indivisible nous oblige. Mais les décideurs actuels ou passés s'en dispensent !

De plus, les diplômes sont menacés. La réforme du baccalauréat en est la preuve. Avec le contrôle continu et les disparités existantes entre les établissements, le bac deviendra une marchandise et n’aura plus la même valeur sur l’ensemble du territoire. Cela ajoute de l’inégalité à un système déjà profondément injuste. Plus encore, cette réforme fait l’impasse sur la filière professionnelle qui peut conduire à des savoirs d’excellence méritant d’être davantage reconnus pour porter de grands projets collectifs pour notre avenir. Pour la France Insoumise, le droit à l'émancipation doit être un marqueur indéfectible pour l'ensemble des jeunes. 

Par André Deluchat, Murielle Desmet, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans, Nathalie Tchenquela-Grymonprez, élu(e)s du groupe Parti de Gauche

Février 2018

Macron et la Métropole du Grand Paris : démocratie ou baronnie ? 

Depuis 2016, la Métropole du Grand Paris se construit mais ne répond pas aux attentes des populations franciliennes. Son organisation doit être revue. La décision finale du Président de la République se fait toujours attendre. Il doit pourtant faire un choix. Notre crainte est forte qu’il persiste à privilégier la compétition européenne et internationale plutôt que le mieux-être et le mieux-vivre des gens.

Première option, Emmanuel Macron peut décider de centraliser davantage l’organisation territoriale, ce qui reviendrait à ériger de nouvelles baronnies et à concentrer le pouvoir entre les mains de quelques potentats locaux, Paris ou la Région, au détriment des départements et des communes.

De plus, envisager la suppression des départements accentuerait l’abandon des populations périphériques au vu de tout ce que la politique départementale apporte aux citoyens ! Pour le Val-de-Marne, que deviendront les avancées en matière d’action sociale, de crèches, de PMI, de parcs départementaux, de collèges, de culture, de carte Imagine R jeune à 25%, de carte Améthyste pour tous les retraités à prix réduit, de voies départementales ... ?

Mais il y a une seconde option. Emmanuel Macron peut aussi choisir d’insuffler une respiration consolidant la démocratie locale et les politiques mises en œuvre. Ce choix-là permettra de renforcer le rôle du département, des communes et des intercommunalités fondées sur des projets réels et pertinents pour être vraiment au service des gens. C’est cette voie que nous défendons, car c’est dans ce sens que doit toujours aller l’action publique. 

Par André Deluchat, Murielle Desmet, Dominique Lo Faro, Frédéric Sans et Nathalie Tchenquela-Grymonprez

Janvier 2018

 

Année 2018 : on continue

L’arrivée au pouvoir d’un nouveau Président a été une fois de plus marquée par la poursuite de l’austérité et les contraintes budgétaires. Déception et désillusion s’imposent au fur et à mesure que le gouvernement précise ses choix. C’est la même politique inefficace et les mêmes effets néfastes ! En attaquant les communes le gouvernement ne fait que réduire le champ du service public et du lien social.

Car sans action publique la culture, le sport et les arts sont abandonnés à la logique du profit et à l’argent roi. L’être humain a toujours été un être social. Il se construit à travers les relations qu’il entretient et développe autour de lui. Bien vivre ensemble, voilà l’horizon de notre action. Permettre aux gens d’avoir des conditions de vie dignes, d’être reconnus, valorisés, de se sentir intégrés et utiles dans la société, de pouvoir accéder aux savoirs et participer pleinement à la vie de la cité.

George Orwell a passé beaucoup de temps auprès « des gens ordinaires », il y a vu une culture basée sur la bienveillance, l’entraide, la gratitude, la solidarité qui s’ancre dans nos vies quotidiennes, qu’il appelle « une décence commune ». Soutenons le rapport désintéressé aux autres. Samedi 9 décembre nous fêtions l’anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. La laïcité ne peut être une simple déclaration d’intention, mais un véritable combat politique, comme il le fut à l’époque. Face à la menace des replis sur soi, son clan, sa tribu, sa communauté, tout ce qui sépare, délivrons un message de tolérance et de fermeté. La liberté de conscience permet le vivre ensemble, transmet des valeurs qui s’appliquent à tous sans distinction de sexe, de religion ou autre appartenance. Nous sommes égaux en droits et en devoirs, la République permet l’égalité entre nous. Un grand merci à tous les agents du service public municipal qui font vivre la démocratie de proximité. Une bonne année 2018. 

Par Dominique Lo Faro, maire-adjoint, élu du groupe Parti de gauche

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