Groupe Communistes et partenaires

Elus du groupe Communistes et partenaires : Nora Lamraoui-Boudon, Élisabeth Lazon, Vincent Phalippou, Renaud Roux, Charlotte Régina, Kawtar Ouzit-Salim, Carole Barbarian

Mars 2018

Notre santé ne peut souffrir d’aucune mesure d’économie.

Nos hôpitaux sont en mauvaise passe, face à la baisse de 1,4 milliards de leur budget et aux mutualisations voulues par le gouvernement. En Val-de-Marne, c’est le service de chirurgie hépatique de l’hôpital Henri Mondor qui risque d’en faire les frais, ce qui constituerait une grave atteinte à la médecine de proximité dans notre département.

Mais c’est l’ensemble de notre système de santé qui est en crise, résultat d’une politique organisée depuis plus de trente ans pour affaiblir l’hôpital public au profit du privé. Et cela ne peut que générer des inégalités d’accès aux soins. Sur notre territoire, les urgences du Kremlin-Bicêtre sont engorgées, car l’hôpital ne dispose pas de moyens suffisants pour soigner des patients de plus en plus nombreux. En cause, la progressive diminution du nombre de médecins.

Notre équipe municipale ne prend pas cette question à la légère et fait de la médecine de proximité une de ses priorités : soutien au Centre médical du MIN et à la Maison médicale rue Pasteur, ou encore mise à disposition de locaux pour le SAMI. Malgré cela, les médecins libéraux –dont le nombre est limité par l’Université et qui s’installent où ils le souhaitent– répondent de moins en moins aux besoins des patients, forcés de s’orienter vers des établissements privés s’ils en ont les moyens, ou condamnés à des heures d’attentes aux urgences.

Une situation inacceptable que nous atténuons localement par notre action, mais que seule une refondation de notre système de santé est à même d’améliorer, en renforçant le service public et la protection sociale, garants de notre droit fondamental à nous soigner.  

 

par Nora Lamraoui-BoudonPremière maire-adjointe,  présidente du groupe Communistes et partenaires

Février 2018

A vos côtés pour défendre le service public

Nombreux sont les administrés qui nous font part de leurs plaintes concernant le service postal sur la commune : erreurs de distribution, absence d’avis de passage du facteur pour un recommandé, ou encore non distribution ...

Cette dégradation du service postal est très préoccupante.
En effet, nous ne pouvons tolérer que des quartiers entiers de notre commune restent plus d’un mois sans recevoir le moindre courrier !

Nous ne pouvons tolérer que les horaires d’ouverture de notre bureau de poste soient réduits d’1h par jour ... conséquence de la suppression de 2 agents, alors que le manque de personnel condamnait déjà les usagers à des files d’attente interminables.

Notre Maire et le Conseil municipal ont interpelé le directeur général de La Poste sur ces questions.

L’évolution du service postal est d’autant plus intolérable qu’elle ne poursuit qu’un seul but : détricoter les services publics de proximité, pourtant indispensables à la vie des communes, pour livrer ce qu’il en reste aux marchés financiers.
Dans cette optique, La Poste remplace peu à peu les facteurs par des travailleurs précarisés, intérimaires ou indépendants mal formés ... Elle supprime également du personnel aux guichets et ambitionne de fermer un tiers des bureaux en Val-de-Marne. C’est inacceptable !

L’État, qui est l’unique actionnaire de La Poste, doit faire cesser cette dérive.
Mais La Poste n’est pas le seul service public à être visé par le gouvernement : c’est aussi le cas de la police, des hôpitaux ...
C’est l’ensemble du service public qui est attaqué, et nous resterons mobilisés à vos côtés pour le défendre ! 

 

par Génaro Suazo, Conseiller municipal et élu du groupe Communistes et partenaires

 

Janvier 2018

 

L’égalité doit réellement être une grande cause nationale en 2018

 

Il est aujourd’hui évident que les femmes ont les mêmes droits que les hommes. Mais ce qui paraît acquis depuis bien longtemps est en réalité le résultat d’un long combat qui n’est pas encore achevé. Les femmes continuent de gagner 24% de moins que les hommes, elles continuent d’assumer la très grande majorité des tâches ménagères et consacrent bien plus de temps à s’occuper de leurs enfants que leur conjoint.

Cette année, 123 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint, et 62 000 femmes déclarent avoir été victime de viol. Mais seuls 10% de ces crimes donnent lieu à un dépôt de plainte, parmi lesquelles moins de 2% aboutissent à une condamnation. En effet, ces violences intolérables restent un sujet tabou. En cause : une parole décrédibilisée et le manque de moyens.

Lorsque le Président de la République proclame la lutte contre les violences sexistes « grande cause nationale » et envisage plusieurs mesures sans verser un centime supplémentaire au budget, on est une fois de plus dans la supercherie. Comment financer la formation du personnel judiciaire et médical, ou la création d’unités hospitalières dédiées ? Avec 30 millions d’€, soit moins d’1€ par femme, on voit mal comment le Président Macron pourrait tenir ses belles promesses. Et cela s’ajoute aux nombreuses mesures d’austérité, comme la casse du logement social, que les femmes victimes de violences sont les premières à subir.

Avec la libération de la parole à laquelle on vient d’assister, souhaitons que 2018 marque un cap dans la lutte pour l’égalité réelle et contre les violences sexistes. Je vous souhaite une excellente année 2018. 

 

par Charlotte Régina, maire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaires

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