Groupe Communistes et partenaires

Elus du groupe Communistes et partenaires : Nora Lamraoui-Boudon, Élisabeth Lazon, Vincent Phalippou, Renaud Roux, Charlotte Régina, Kawtar Ouzit-Salim, Carole Barbarian

Septembre 2019

 

Une rentrée sous le signe de l’incertitude, mais aussi de la mobilisation

 

Souvenons-nous des annonces du Rectorat de l’année dernière : seulement 5 spécialités enseignées au lycée Pauline Roland de Chevilly-Larue, alors que le Ministre Jean-Michel Blanquer en avait promis minimum 7 par établissement !

À l’heure où j’écris ces lignes, aucune réponse définitive n’a été apportée aux revendications que Madame la Maire et moi-même avons portées conjointement avec les associations de parents d’élèves auprès du Ministre et du Rectorat pour obtenir plus de spécialités.

Pour la rentrée 2019-2020, les lycéens de Pauline Roland sont donc dans l’incertitude la plus totale.

Le Rectorat n’accepterait d’ajouter qu’une 6e spécialité (alors que tous les lycées des environs en ont entre 9 et 11), ce qui permettrait tout juste aux élèves de suivre des enseignements de langue, qui avant la réforme faisait partie du tronc commun de toutes les filières !

Pour les autres enseignements (littérature, philosophie…) les Chevillais sont priés d’aller à Cachan pour suivre ces options. Un véritable casse-tête.

Cela nous fait revenir aux deux filières générales qu’il y avait auparavant à Pauline Roland –ES et S – alors que le but de cette réforme était justement d’en finir avec les filières … l’esprit de la loi n’est donc pas respecté à Chevilly-Larue !

Les associations de parents d’élèves ont d’ores et déjà fait part de leur volonté de se remobiliser contre cette décision qui constitue une rupture d’égalité inadmissible pour les élèves de notre territoire. Ils peuvent compter sur Mme la Maire et sur l’équipe municipale pour porter avec eux ces revendications, et pour leur apporter leur aide. Je vous souhaite une excellente rentrée, à toutes et tous.

 

Nora Lamraoui-Boudon 1ère maire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaires Une rentrée sous le signe de l’incertitude, mais aussi de la

Juillet 2019 

 

Référendum contre la privatisation d’ADP : c’est parti !

 

Face à la pression, le gouvernement a été contraint de mettre en place le dispositif pour la tenue du référendum d’initiative partagée sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP).

Ce referendum est d’une grande importance pour notre ville, car Chevilly-Larue se situe dans le bassin d’emploi et à proximité de l’aéroport d’Orly, géré par ADP. Si cette entreprise publique venait à être privatisée, qu’en serait-il des emplois liés à l’aéroport dans notre territoire ? Qu’en serait-il des mesures visant à limiter les nuisances liées au trafic aérien ?
En effet, que pèseraient nos intérêts face à ceux d’une poignée d’actionnaires
d’une grande entreprise cotée en bourse ?

Cette privatisation serait de surcroît un non-sens économique, puisque l’entreprise
est plus que rentable. Mais aussi une aberration écologique qui privera l’État d’un important levier pour lutter contre le réchauffement climatique. Aujourd’hui –c’est une première historique– nous avons la possibilité de rejeter cette privatisation par référendum. Cependant, rien n’est encore gagné … Pour que ce référendum ait lieu, il nous faut rassembler d’ici le 13 mars 2020 les soutiens de 4,7 millions d’électrices et électeurs. C’est beaucoup, mais c’est tout à fait possible si l’on se mobilise dès maintenant. Si vous êtes inscrits sur les listes électorales, vous pouvez dès à présent déposer votre soutien pour la tenue de ce référendum sur le site suivant  www.referendum.interieur.gouv.fr/C’est une bataille que nous pouvons remporter ensemble ! Pas un soutien ne doit manquer pour nous donner la possibilité de rejeter ce projet néfaste pour le pays et pour notre ville !

 

Renaud Roux • conseiller municipal, élu du groupe Communistes et partenaires

Juin 2019

 

Agir pour le pouvoir d’achat des familles, c’est agir pour l’avenir de nos enfants

 

Le 19 mai dernier, les 28 élèves d’une classe de CE1 de l’école Pierre et Marie Curie ont remporté le concours « Ta Classe en Colo », organisé par l’association « Jeunesse en plein air ». Ils bénéficieront chacun d’un séjour en colonie de vacances offert. Je tiens à les en féliciter, car ils ont su unir leur créativité, preuve de l’effervescence de notre jeunesse !

Ce concours visait à attirer l’attention sur le fait que de moins en moins d’enfants partent en « colo », particulièrement ceux des familles les moins favorisées …

C’est un problème profond, mais les récentes mesures contre le pouvoir d’achat des familles prises par Emmanuel Macron ne risquent malheureusement pas d’inverser la tendance.

Il y a pourtant là une inégalité contre laquelle il est de notre devoir d’agir

C’est dans ce but que la municipalité met en place différentes initiatives, comme :

les classes environnement, qui délocalisent l’école à la montagne ou à la mer pendant 9 jours, et dont ont bénéficié 93% des enfants scolarisés à Chevilly-Larue depuis 2014 ;

ou les séjours d’été et les « journées escapades », qui permettent aux enfants de s’évader pendant les vacances.

Personne ne paie ces initiatives à leur coût réel. Par exemple  : un séjour de 2 semaines à Cap Breton ou à la Trinité-sur-Mer, d’une valeur de 1 000 €, est facturé entre 183 et 529 € aux familles, en fonction du quotient familial.

Agir pour le pouvoir d’achat des familles au niveau municipal, c’est donc agir pour que les petits Chevillais puissent s’épanouir, se cultiver, s’ouvrir aux autres, et devenir des citoyens à part entière. C’est investir pour l’avenir de nos enfants.

 

Nora Lamraoui-Boudon1ère maire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaires

Mai 2019

Privatisation d’« Aéroports de Paris » : Imposons le choix des urnes !

Alors que les seuls députés « en marche » venaient tout juste de voter la privatisation d’Aéroports de Paris,le Premier ministre inaugurait le nouveau terminal 3 de l’aéroport d’Orly ... un projet pour lequel l’État a investi 500 millions d’€.

Un joli cadeau de bienvenue aux futurs actionnaires et propriétaires de ce fleuron du patrimoine de l’État –plus que rentable– que M. Macron entend brader au privé, comme d’autres l’ont fait hier avec nos autoroutes. Une vision à courte vue imposée par l’Union Européenne;

Si Aéroports de Paris venait à être privatisé, qu’en serait-il des politiques publiques de transport aérien, indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique ? Qu’en serait-il de la sécurité aérienne ? Qu’en serait-il des nuisances pour nous, Chevillais.es, qui vivons dans le voisinage de l’aéroport d’Orly?  Que pèseraient toutes ces préoccupations face aux intérêts des actionnaires privés ?

Notre majorité municipale a donc fait adopter un vœu en Conseil municipal s’opposant à ce projet néfaste pour notre ville.

Heureusement, la partie n’est pas encore jouée : 250 parlementaires –de gauche, mais aussi de droite– se sont réunis pour proposer un Référendum d’initiative partagée sur la privatisation d’Aéroports de Paris. Une première historique !Si cette proposition parvient à passer tous les obstacles tendus par Emmanuel Macron, elle permettra aux citoyens de donner leur avis sur cette privatisation, que moins de 20% de la population approuve.C’est collectivement que nous réussirons à imposer ce référendum.Mobilisés tous ensemble, nous y parviendrons !

 

Nora Lamraoui-Boudon, Elisabeth Lazon, Barbara Lorand-pierre, Charlotte Régina, Vincent Phalippou, Renaud roux, Kawtar Ouzit-Salim, Carole Barbarian, Génaro Suazo, Ibrahim Aboudou-bagassi • élus du groupe Communistes et partenaires

Avril 2019

 

À présent, la balle est dans le camp du gouvernement

 

Vous avez été près de 100 personnes, d’horizons très divers, à participer au débat organisé par la municipalité le 9 février dernier. Cela témoigne de l’envie de démocratie que nous partageons toutes et tous, en ces temps où la parole citoyenne est de plus en plus méprisée par nos dirigeants nationaux. Certes, le gouvernement avait écrit les questions et les réponses à l’avance. Mais le débat que nous avons voulu à Chevilly-Larue ne s’inscrivait pas dans ce cadre. Et toutes vos précieuses contributions, qui parlent notamment de justice fiscale et sociale, ont été soigneusement transmises au gouvernement, même si elles ne cadrent pas avec ses attentes. Toutes ces revendications font écho aux vives tensions et aux inégalités qui s’accroissent dans notre pays sous l’effet des politiques d’Emmanuel Macron.Face à cette situation, votre municipalité a fait le choix, cette année encore, de porter un budget solidaire, alors même que l’État ne nous verse plus un seul centime de dotation ! C’est un budget protecteur qui préserve le pouvoir d’achat de chacun.e, avec une fiscalité parmi les plus basses du département et des tarifs très en dessous de leur coût réel. Un budget où chaque euro dépensé est un euro utile, puisqu’il finance un service public tout entier tourné vers les besoins des Chevillais. Un budget d’avenir, qui comporte de nouveaux projets, comme la police municipale, et crée les conditions de futurs investissements en préservant nos capacités d’autofinancement. Nous actionnons tous les leviers dont nous disposons pour agir comme un bouclier social pour notre ville. À présent, nous attendons avec impatience la réponse du gouvernement suite au grand débat. La balle est dans son camp.

 

Charlotte Régina • maire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaires

 

Mars 2019 

 

Avec l’équipe éducative et les élèves de Pauline Roland, pour plus de spécialités au bac

 

La réforme des lycées devait permettre aux lycéens de disposer d’au moins 7 spécialités au choix. C’était la promesse de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale.

Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons découvert la nouvelle carte des spécialités concoctée par le Rectorat ! En effet, le lycée Pauline Roland à Chevilly-Larue est le seul des environs à ne compter que 5 spécialités, là où les autres en ont entre 9 et 10. Scandaleux et incompréhensible, quand on sait que l’Éducation nationale reconnaît elle-même les très bons résultats de l’établissement.

Ainsi, un jeune Chevillais souhaitant faire une section « Économique et sociale » avec option espagnol ne pourrait le faire dans sa propre ville, et ne pourrait même pas demander de dérogation pour changer d’établissement en cours de cycle, c’est-à-dire entre l’entrée en classe de Seconde et la Terminale.

Chercherait-on en haut lieu à organiser un tri des élèves et à supprimer les filières générales de notre lycée pour faire des économies ?

Rappelons que cette annonce inadmissible intervient en pleine réforme sur « l’école de la confiance », qui consiste avant tout à empêcher toute pensée critique à l’école, et après Parcoursup’, qui organise le tri social des élèves.

Nous soutenons donc la communauté éducative de Chevilly-Larue, qui se mobilise pour que notre lycée obtienne les spécialités qu’il réclame. Nous appelons à signer et à faire signer la pétition mise en ligne par les associations de parents d’élèves, car la mobilisation sera une clef essentielle pour gagner ensemble cette nouvelle bataille pour nos enfants.

 

Renaud Roux conseiller municipal, élu du groupe Communistes et partenaires

Février 2019

 

La transition écologique et sociale : une urgence pour demain

 

6 000 : c’est le nombre de poids lourds qui transitent chaque jour par le MIN de Rungis, aux portes de notre ville. Le MIN dispose pourtant d’une gare ferroviaire, mais qui n’accueille plus qu’un train de marchandises par jour.Ce constat est révélateur du désinvestissement de l’État en matière de transports ferroviaires, qui sont incontournables pour répondre à l’urgence climatique.

C’est pour cela que la Municipalité s’est mobilisée dès le début pour le métro ligne 14 qui, en plus de nous placer à 20mn de Châtelet, permettra de limiter notre usage de la voiture. Ne pas supporter une politique de transports publics et faire supporter le coût de la transition écologique aux familles, tout en mettant la pression sur les collectivités locales est inacceptable.

C’est pour répondre à cette pression que la Métropole du Grand Paris a prévu d’interdire dès juillet 2019 la circulation des véhicules Crit’Air 5, en ne prévoyant d’aides que pour l’achat de voitures électriques ou à gaz neuves et laissant un reste à charge de 10 000 € aux familles. Il est inadmissible de demander un tel effort aux ménages chevillais concernés.

Certes, les mesures écologiques sont vitales, mais elles ne peuvent aller à l’encontre de la justice sociale, sinon elles sont vouées à l’échec.


C’est plutôt en incitant les gens qu’on obtiendra des résultats : nous n’avons pas attendu le gouvernement pour mettre en place une subvention pour l’achat de vélos électriques, ou pour remplacer progressivement les véhicules municipaux par des voitures électriques. Ou encore pour la géothermie, qui fournit une énergie propre tout en ménageant les fins de mois des Chevillais.

Comme quoi, concilier écologie et pouvoir d’achat, c’est possible.

 

Elisabeth Lazonmaire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaires

Janvier 2019

 

En 2019, transformons nos révoltes en espoirs

 

L'année 2018 a été particulièrement éprouvante.

Alors que le gouvernement distribue des cadeaux à une poignée d'ultra-riches, les injustices se multiplient : baisse de l'APL, remise en cause du ”pognon de dingue“ que coûtent les minima sociaux, tri sélectif des étudiants avec ParcourSup, coupes sombres dans les Ehpad et dans les hôpitaux, démolition de notre modèle de logement social, écologie punitive qui frappe toujours les plus précaires avec la taxe sur le diesel, ... Emmanuel Macron, qui prétendait construire un nouveau monde dépassant les clivages politiques, n'a cessé de montrer son vrai visage : Père Noël pour les ”premiers de cordée“, Père Fouettard pour ceux ”qui ne sont rien“. Face à un tel mépris, la colère qui s'est accumulée explose. Le mouvement des ”Gilets Jaunes“ traduit ce ras-le-bol des citoyens excédés par les injustices quotidiennes,poussés à bout par la disparition orchestrée par l'État des services publics nationaux et locaux. Des gens, qui pour certains n'avaient jamais voté, se rassemblent derrière des slogans demandant le rétablissement de l'ISF, ou encore la fin du CICE. Derrière la révolte, c’est l’espoir d’une société plus juste, où la parole des citoyens ne sera plus méprisée.

Ce désir de justice doit nourrir notre réflexion collective, dans un grand élan de démocratie. Pour cela, la Mairie met à votre disposition des cahiers de doléances, sur lesquels vous pourrez écrire vos colères et vos espoirs, pour contribuer à ce changement que tout le monde attend. Formulons donc le vœu que 2019 soit l’année où les colères se transforment en espoirs, et les espoirs en réalité. Je vous souhaite, au nom de tous les élus du groupe, une excellente année

Nora Lamraoui-Boudon • 1ère maire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaires

Décembre 2018

 

Emmanuel Macron : donner plus à ceux qui ont … plus

 

« Donner plus à ceux qui ont moins » : ce n’est pas le slogan d’une banque ou d’une compagnie d’assurances. C’est celui du plan pauvreté récemment annoncé par le Président de la République. Sous couvert de la création d’un revenu universel d’activité qui fusionnera plusieurs aides dont le RSA et l’APL, l’objectif est en réalité de faire des économies sur le « pognon de dingue » que coûtent les aides sociales. 

Le Président débloquera 4 milliards d’€ sur 4 ans, pour 8,8 millions de personnes en situation de pauvreté, soit 454 € par personne (113,5 € par an)… Une somme faramineuse à comparer avec les 57 142 € en moyenne offerts sur 4 ans à chacun des 350 000 contribuables les plus riches du pays grâce à la réforme de l’impôt sur la fortune (pour un total de presque 13 milliards sur 4 ans). Une honte ! 

D’autres mesures ont été annoncées : la création de 30 000 places en crèche, alors qu’il en faudrait au moins 80 000, l’aide aux devoirs à l’école, ou encore la cantine scolaire à 1 € dans les « territoires fragiles »… 

Monsieur Macron ! Nous ne vous avons pas attendu pour mettre en place notre propre plan pauvreté à Chevilly-Larue : tarification sociale de la cantine, faisant baisser le prix d’un repas jusqu’à 0,48 € ; 210 places en crèches municipales ou départementale ; aide différentielle permettant aux parents de placer leurs enfants chez des assistantes maternelles ; ou encore « clubs coup de pouce » pour le soutien scolaire, intégralement financés par la ville. C’est ce service public de proximité qui agit, à son niveau, comme un filet de sécurité pour les plus précaires d’entre nous. Et notre détermination à le maintenir et à le développer reste intacte, car la solidarité, ça profite à toutes et tous.

 

Genaro Suazoconseiller municipal, élu du groupe Communistes et partenaires

Novembre 2018 

Non à l’asphyxie des communes, oui à la démocratie locale ! 

 

N’en déplaise au Président de la République, les communes ne sont pas des startups au service du marché local, mais des institutions républicaines qui garantissent l’égalité entre les personnes en faisant vivre la démocratie locale et les services publics de proximité. 

De ce point de vue, les attaques subies par les collectivités territoriales depuis plus de 10 ans sont mortifères : en renforçant l’austérité budgétaire imposée aux communes –dont la nôtre, quoi que certains en disent–, et en leur faisant assumer de plus en plus de missions qui reviennent à l’État, Emmanuel Macron remet gravement en cause la capacité des communes à faire vivre le service public local.

Pour l’année qui vient, notre ville ne va sans doute pas toucher un seul euro de dotations de l’État (DGF), alors que nous touchions 7,9 M€ en 2014. Ce « pognon de dingue » devrait normalement irriguer notre service public. Au lieu de cela,il est capté par l’État pour faire des cadeaux aux entreprises du CAC 40 et aux 300 contribuables les plus fortunés du pays. 

Moins de moyens pour les communes, c’est un service public dégradé voir, pour certaines villes, des suppressions de services. Mais ce n’est pas tout : l’État s’attaque à présent aux Territoires et au Grand Paris, à qui il nous a forcé à déléguer des services entiers.

Comment répondre aux besoins des habitants, à long terme, si l’on nous prive de nos moyens financiers ?

Ça suffit ! Nous ne laisserons pas l’État organiser l’asphyxie des communes ! Nous, élu.e.s locaux, par-delà nos appartenances politiques, nous nous mobilisons et appelons au rassemblement samedi 10 novembre à 10h, devant l’Assemblée nationale, pour que vivent les communes et la démocratie locale, qui sont le coeur de notre République. 

 

Carole BarbarianConseillère Municipale, élue du groupe Communistes et partenaires

 

Octobre 2018

 

Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ! » (Victor Hugo)

 

Je vous l’annonce : la Municipalité a lancé le projet de construction d’une nouvelle école à Chevilly-Larue. C’est pour moi un immense plaisir que de l’annoncer, car ce nouveau projet d’avenir est le signe de la jeunesse et du dynamisme de notre ville.

La célèbre phrase de Victor Hugo qui sert de titre à cette tribune est donc plus que jamais d’actualité. Mais alors que nous lançons la construction d’une nouvelle école dans notre ville, le gouvernement vient d’annoncer la suppression de 1 800 postes à l’Éducation nationale. Pourtant, Emmanuel Macron n’avait-il pas déclaré vouloir faire de l’école une « priorité » … ? Supprimer 1 800 agents de l’Éducation nationale, dont 1 400 professeurs, drôle de façon de faire de l’école une priorité …

Mais à Chevilly-Larue, nous pensons à l’avenir et nous anticipons. Cette future école qui est en projet, viendra répondre aux besoins de notre ville, qui attire de plus en plus de jeunes couples avec enfants.

Ce sera l’occasion de penser et de bâtir ensemble une école adaptée aux besoins pédagogiques de demain, depuis son architecture jusqu’aux matériaux employés, une école plus écologique qui s’intégrera de façon harmonieuse dans son environnement.

Sa construction s’inscrira dans une démarche de co-construction faisant intervenir l’ensemble de la communauté éducative : enseignants, parents, agents de la ville et élu.es. Pourquoi ne pas envisager des jardins pédagogiques ? Ou encore des espaces modulables et/ou ouverts sur l’extérieur ?

Le champ est libre et reste ouvert à l’imagination de chacune et de chacun, car ce nouveau projet, nous l’écrirons ensemble, avec pour seule boussole l’avenir de nos enfants.

Nora Lamraoui-Boudon 1ère maire-adjointe – présidente du groupe Communistes et partenaires

Septembre 2018

 

Un été … actif

 

Dans le contexte de baisse sans précédent du pouvoir d’achat, 22 millions de Français –soit plus d’un tiers de la population– n’ont pas eu la chance de partir en vacances. Parmi eux, 3 millions d’enfants. Pourtant, dans notre société qui n’a jamais produit autant de richesses, le repos ne devrait pas être un luxe, mais un droit fondamental. 

Comme chaque année, la Municipalité a proposé tout un programme estival, afin de permettre à chacun de pouvoir s’évader : des Jeudis de l’été aux Planches, en passant par la braderie du city stade et, comme toujours, les sorties des familles, qui ont conduit cette année 350 Chevillais sur les plages de Normandie. 

Toutes ces initiatives mettent évidemment un peu de couleur dans le quotidien, mais contribuent aussi à créer du vivre-ensemble et à tisser du lien social, dans les quartiers et entre les quartiers, mais aussi entre les générations.

L’été est aussi l’occasion pour la ville de se livrer à des travaux importants sur les bâtiments communaux : ravalement du théâtre André Malraux, peinture du parking du Coeur de ville et rénovation de la salle des mariages, en partie en chantier jeunes permettant à de jeunes Chevillais de trouver un emploi saisonnier dans leur ville. L’école Paul Bert B ainsi qu’une partie de l’école Pasteur ont été reliées à la fibre optique cet été, et bénéficieront donc dès la rentrée de l’Internet très haut débit. Les autres écoles suivront très prochainement. 

Ainsi, comme chaque été, la Municipalité est restée mobilisée pour fournir un service public de qualité, mais également pour préparer activement la reprise de septembre. Nous vous souhaitons une excellente rentrée.

Renaud roux conseiller municipal, élu du groupe Communistes et partenaires.

Juillet - Août 2018

 

Une classe de maternelle supplémentaire pour le quartier Larue : la mobilisation, ça paye !

 

C’est gagné ! Une classe supplémentaire de maternelle ouvrira à l’école Pasteur à la rentrée prochaine. C’est le fruit d’une belle mobilisation des parents d’élèves, des enseignants et des ATSEM de la maternelle Pasteur, accompagnés des élus de la majorité municipale. Cette ouverture permet d’éviter des classes à plus de 30 élèves. Bravo à tous !

 

Mais la mauvaise surprise, c’est la fermeture d’une classe pour les enseignants stagiaires en élémentaire dans ce même groupe scolaire. Tout en restant vigilants sur la question de la maternelle, nous nous mobilisons donc avec les parents et les enseignants pour l’annulation de cette fermeture, qui n’était pas prévue à l’origine. Nous ne lâcherons rien, car si l’ouverture de classe obtenue en maternelle montre une chose, c’est bien que la mobilisation, ça paye !

 

Alors que des élus de l’opposition municipale font de la politique politicienne en colportant des informations inexactes sur la réhabilitation du parvis du cimetière intercommunal –c’est-à-dire un projet qui n’existe pas encore, et dont la concertation commence à peine– d’autres personnes se mobilisent et obtiennent gain de cause pour les enfants du quartier Larue.

 

Plutôt que de jouer au pompier pyromane en faisant naître des inquiétudes à partir de rien, ces élus feraient mieux de concentrer leurs efforts sur des questions qui impactent directement la vie du quartier et des familles qui y habitent, comme celle de la scolarité de leurs enfants.

 

C’est ça, agir pour l’avenir de Chevilly-Larue.

 

Par Charlotte Régina, maire-adjointe et élue du groupe Communistes et partenaires

Juin 2018

 

Agir pour la Jeunesse, elle le mérite 

La jeunesse est la première à subir les politiques de l’actuel gouvernement, qui hypothèque l’avenir de toute une génération avec des mesures comme Parcoursup et la sélection à l’université, la baisse des APL, la suppression des contrats aidés... La liste pourrait être longue. 22,3% de taux de chômage des jeunes –plus de 35% dans les quartiers en difficultés– voilà qui devrait faire réfléchir le Président de la République.

Pourtant Emmanuel Macron a jugé inutile la mise en place d’un plan d’action pour les banlieues.
La jeunesse mérite mieux. À Chevilly-Larue, nous n’avons pas attendu cet abandon pour proposer des aides à l’installation ou pour négocier l’embauche de jeunes Chevillais par les constructeurs du futur métro, afin de favoriser leur insertion professionnelle. Nous n’avons pas non plus attendu pour agir en faveur de la réussite éducative de nos enfants, avec les clubs Coup de pouce, intégralement financés par la commune, ou avec la gratuité des TAP. Mais le désengagement de l’État à tous les niveaux est indéniablement un frein pour les jeunes. Pourtant, le potentiel est bien là ! J’en veux pour preuve ce séjour solidaire au Cap Vert que des collégiens de Liberté ont mis en route.

C’est bien un désir de découverte et de partage qui les anime, lorsqu’ils passent du temps à organiser –avec l’appui de la Ville– ce magnifique projet. Un exemple parmi d’autres, comme les collectes solidaires pour Sol’Épi, que mènent les lycéens, mais aussi les collégiens et les élèves de primaire.

De telles initiatives doivent être encouragées, et il faut continuer à agir pour donner aux jeunes Chevillais la possibilité de s’accomplir pleinement.  

par Kwatar Ouzit, conseillère municipale et élue du groupe Communistes et partenaires

Mai 2018

 

Un budget de résistance face au chantage de l’État

 

 

Depuis plus de 10 ans, l’État ne cesse d’attaquer les finances des communes. Après François Hollande, Emmanuel Macron poursuit la même politique en approfondissant cette cure d’austérité imposée. Depuis 2014, l’ensemble de ces politiques ont privé les Chevillais de 21,4 millions d’€. Une somme qui nous aurait permis de nous doter d’un nouveau conservatoire, ou d’une école…
Mais à présent, l’État va plus loin en nous forçant à réduire nos dépenses de fonctionnement, c’est-à-dire votre service public local. N’ayons pas peur des mots : c’est d’une mise sous tutelle qu’il s’agit. C’est aussi une mise en cause du droit des habitants à décider démocratiquement des politiques qu’ils souhaitent pour leur ville. Devrait-on renoncer face à ces attaques ?

Nous nous y refusons, car notre service public, en créant de la solidarité et de l’équité, est le véritable ciment de notre ville. C’est le sens du budget que nous venons d’adopter.

Certes, c’est un budget en baisse du fait du désengagement de l’État, et nous avons dû faire des choix. Mais c’est aussi un budget de résistance, qui préserve notre service public, tout en maintenant une fiscalité parmi les plus basses du département, sans augmentation d’impôts cette année.
Avec le travail d’anticipation que nous menons depuis dixGroupe Communistes et partenaires ans, la ville se désendette bien plus vite que d’autres et garde ses capacités d’investissement.

Ce budget permet donc de préserver le cœur de notre service public, tout en ménageant le pouvoir d’achat des Chevillais et en assurant l’avenir de notre commune.
C’est le cap que nous nous sommes fixés, et que nous sommes bien déterminés à tenir.

 

Par Nora Lamraoui-Boudon, Première maire-adjointe, présidente du groupe Communistes et partenaires

Avril 2018

 

Logement : répondre à la diversité des besoins

 

La mixité sociale est une richesse pour Chevilly-Larue, et il nous faut la préserver, notamment avec la prochaine arrivée du métro et l’implantation de la future Cité de la Gastronomie sur notre territoire. Pour ce faire, il faut que la ville propose des logements diversifiés aux habitants, afin de donner accès à un parcours résidentiel qui réponde à des situations très diverses.

Les programmes d’aménagement et de requalification en cours, que ce soit aux Sorbiers ou à Anatole France, poursuivent ce but, en offrant un éventail de types de logements diversifiés, allant du PLAI (les logements dits « très » sociaux) aux logements privés, en passant par les PLS (logements sociaux aux loyers juste en dessous des prix du privé), et les logements en accession sociale à la propriété.

Ces constructions ne bouleverseront pas le taux de logements sociaux dans notre ville, qui reste équilibré. Le taux actuel de 42% est artificiellement gonflé par la nécessité de reloger en priorité les Chevillais locataires du parc social dans ces quartiers. Une fois l’ensemble des opérations d’aménagement menées à bien, il repassera à 37%.

Il est donc faux, sinon mensonger, d’affirmer que ce taux converge vers la barre des 50% ! Tout en gardant un taux de logement sociaux qui répond aux besoins d’une grande partie de la population, notre commune évolue de façon équilibrée.

À l’heure où notre pays connaît une terrible crise du logement –que le gouvernement s’apprête à aggraver avec une loi s’attaquant aux fondements de notre système de logement social– c’est une nécessité.
C’est ce qui permettra à notre ville de rester accessible à tous.

Par Barbara Lorand-Pierre, Maire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaires

Mars 2018

Notre santé ne peut souffrir d’aucune mesure d’économie.

Nos hôpitaux sont en mauvaise passe, . En Val-de-Marne, c’est le service de chirurgie hépatique de l’hôpital Henri Mondor qui risque d’en faire les frais, ce qui constituerait une grave atteinte à la médecine de proximité dans notre département.

Nos hôpitaux sont en mauvaise passe, face à la baisse de 1,4 milliards de leur budget et aux mutualisations voulues par le gouvernement. En Val-de-Marne, c’est le service de chirurgie hépatique de l’hôpital Henri Mondor qui risque d’en faire les frais, ce qui constituerait une grave atteinte à la médecine de proximité dans notre département.

Mais c’est l’ensemble de notre système de santé qui est en crise, résultat d’une politique organisée depuis plus de trente ans pour affaiblir l’hôpital public au profit du privé. Et cela ne peut que générer des inégalités d’accès aux soins. Sur notre territoire, les urgences du Kremlin-Bicêtre sont engorgées, car l’hôpital ne dispose pas de moyens suffisants pour soigner des patients de plus en plus nombreux. En cause, la progressive diminution du nombre de médecins.

Notre équipe municipale ne prend pas cette question à la légère et fait de la médecine de proximité une de ses priorités : soutien au Centre médical du MIN et à la Maison médicale rue Pasteur, ou encore mise à disposition de locaux pour le SAMI. Malgré cela, les médecins libéraux –dont le nombre est limité par l’Université et qui s’installent où ils le souhaitent– répondent de moins en moins aux besoins des patients, forcés de s’orienter vers des établissements privés s’ils en ont les moyens, ou condamnés à des heures d’attentes aux urgences.

Une situation inacceptable que nous atténuons localement par notre action, mais que seule une refondation de notre système de santé est à même d’améliorer, en renforçant le service public et la protection sociale, garants de notre droit fondamental à nous soigner.  

par Nora Lamraoui-BoudonPremière maire-adjointe,  présidente du groupe Communistes et partenaires

Février 2018

A vos côtés pour défendre le service public

Nombreux sont les administrés qui nous font part de leurs plaintes concernant le service postal sur la commune : erreurs de distribution, absence d’avis de passage du facteur pour un recommandé, ou encore non distribution ...

Cette dégradation du service postal est très préoccupante.
En effet, nous ne pouvons tolérer que des quartiers entiers de notre commune restent plus d’un mois sans recevoir le moindre courrier !

Nous ne pouvons tolérer que les horaires d’ouverture de notre bureau de poste soient réduits d’1h par jour ... conséquence de la suppression de 2 agents, alors que le manque de personnel condamnait déjà les usagers à des files d’attente interminables.

Notre Maire et le Conseil municipal ont interpelé le directeur général de La Poste sur ces questions.

L’évolution du service postal est d’autant plus intolérable qu’elle ne poursuit qu’un seul but : détricoter les services publics de proximité, pourtant indispensables à la vie des communes, pour livrer ce qu’il en reste aux marchés financiers.
Dans cette optique, La Poste remplace peu à peu les facteurs par des travailleurs précarisés, intérimaires ou indépendants mal formés ... Elle supprime également du personnel aux guichets et ambitionne de fermer un tiers des bureaux en Val-de-Marne. C’est inacceptable !

L’État, qui est l’unique actionnaire de La Poste, doit faire cesser cette dérive.
Mais La Poste n’est pas le seul service public à être visé par le gouvernement : c’est aussi le cas de la police, des hôpitaux ...
C’est l’ensemble du service public qui est attaqué, et nous resterons mobilisés à vos côtés pour le défendre ! 

par Génaro Suazo, Conseiller municipal et élu du groupe Communistes et partenaires

 

Janvier 2018

 

L’égalité doit réellement être une grande cause nationale en 2018

 

Il est aujourd’hui évident que les femmes ont les mêmes droits que les hommes. Mais ce qui paraît acquis depuis bien longtemps est en réalité le résultat d’un long combat qui n’est pas encore achevé. Les femmes continuent de gagner 24% de moins que les hommes, elles continuent d’assumer la très grande majorité des tâches ménagères et consacrent bien plus de temps à s’occuper de leurs enfants que leur conjoint.

Cette année, 123 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint, et 62 000 femmes déclarent avoir été victime de viol. Mais seuls 10% de ces crimes donnent lieu à un dépôt de plainte, parmi lesquelles moins de 2% aboutissent à une condamnation. En effet, ces violences intolérables restent un sujet tabou. En cause : une parole décrédibilisée et le manque de moyens.

Lorsque le Président de la République proclame la lutte contre les violences sexistes « grande cause nationale » et envisage plusieurs mesures sans verser un centime supplémentaire au budget, on est une fois de plus dans la supercherie. Comment financer la formation du personnel judiciaire et médical, ou la création d’unités hospitalières dédiées ? Avec 30 millions d’€, soit moins d’1€ par femme, on voit mal comment le Président Macron pourrait tenir ses belles promesses. Et cela s’ajoute aux nombreuses mesures d’austérité, comme la casse du logement social, que les femmes victimes de violences sont les premières à subir.

Avec la libération de la parole à laquelle on vient d’assister, souhaitons que 2018 marque un cap dans la lutte pour l’égalité réelle et contre les violences sexistes. Je vous souhaite une excellente année 2018. 

par Charlotte Régina, maire-adjointe, élue du groupe Communistes et partenaires

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