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Professionnelles de la petite enfance : le bien-être des tout-petits avant tout

Le 05 Octobre 2012
Le bien-être des tout-petits avant tout !

Elles sont auxiliaires de puériculture, assistantes maternelles, éducatrices de jeunes enfants ou agents de puériculture. Quel que soit leur statut, elles ont toutes pour mission de s’occuper d’enfants en très bas âge dans les crèches de la ville. Toutes le revendiquent : elles ont la vocation chevillée au corps …

Il suffit de pousser la porte de n’importe quelle crèche de la ville, et c’est un autre monde qui s’ouvre : celui de la toute petite enfance. Au coeur d’un équipement tout en couleurs et chaleur aux allures de joyeuse volière, on entend gazouiller les enfants qui s’amusent. Au milieu d’une nuée de bébés et de tout-petits, les professionnelles de la petite enfance ne cessent de s’affairer ; elles racontent une histoire, inventent de petits jeux, changent une couche, sèchent quelques larmes, récoltent de nombreux sourires … sans oublier de prodiguer soins et câlins.

Des statuts, une passion

Au premier coup d’oeil, nul ne sait si elles sont auxiliaires de puériculture, agents de puériculture, éducatrices de jeunes enfants ou assistantes maternelles. La différence ? C’est une question de statut, et plus précisément d’années d’études, et de lieu de travail. Les agents de puériculture (CAP Petite enfance), les auxiliaires de puériculture (+ 1 an d’études) et les éducatrices de jeunes enfants (+ 3 ans d’études) effectuent la totalité de leur service dans les crèches collectives ; elles ont chacune en charge cinq enfants qui ne marchent pas ou huit enfants qui marchent. Quant au terme « assistante maternelle », il désigne les professionnelles de la petite enfance (dûment diplômées) qui dépendent de la crèche familiale mais exercent à domicile ; elles sont agréées pour deux à trois enfants. Leur point commun ? Toutes travaillent de 7h à 19h.
S’occuper de tout-petits n’est pas de ces métiers que l’on peut faire sans conviction. La vocation, beaucoup l’ont très tôt. Certaines, comme Françoise, éducatrice de jeunes enfants à la crèche collective Gaston Variot, ont d’abord exercé un autre métier. « J’ai refait trois ans d’études pour travailler avec les enfants. Je ne regrette absolument pas. Je m’épanouis dans ce travail valorisant ». Pour toutes, c’est un choix.

« C’est magique d’avoir ce privilège d’intervenir au tout début de l’éducation d’un être humain en devenir, cette période si déterminante pour lui et au cours de laquelle son environnement est si important », explique encore Françoise. « J’aime bien le terme de « jardinière d’enfants » ; les enfants sont pour moi comme les plantes et les fleurs. Quand on en prend bien soin, ils se développent harmonieusement et deviennent magnifiques ... ».
Les premiers pas dans la vie sociale
Pour Sabrina, assistante maternelle depuis neuf mois dans la section des grands à la crèche collective Maison bleue, l’enthousiasme est sans faille. « J’aide les enfants à manger, s’habiller, à nouer les lacets de leurs souliers, je leur prépare des jeux, de quoi dessiner, et puis nous chantons, nous dansons, nous les câlinons quand ils ont du chagrin. C’est fantastique de les voir acquérir motricité et langage ! » La crèche Maison bleue compte aussi une crèche familiale ; les assistantes maternelles de cet équipement viennent y passer deux heures par semaine. « Cela permet aux enfants dont j’ai la charge, qui ont 19 mois et 2 ans, de se socialiser avec d’autres petits », explique Armanda du haut de ses vingt années d’expérience en tant qu’assistante maternelle.
« Et cela me permet aussi de ne pas être isolée, de rencontrer d’autres professionnelles et d’échanger avec elles sur le métier. Je vais également deux fois par mois à la médiathèque, lors des lectures de contes, et au parc quand il fait beau ».

Un travail d’équipe

Très riche sur le plan humain, la profession est forte en émotions. « On s’attache vite à ces tout-petits que l’on voit tous les jours pendant deux ans », insiste Carole, assistante maternelle depuis quatre ans. « Quand ils nous quittent pour aller à l’école maternelle, c’est un vrai déchirement … ». Pour Sabrina, « ce qui est dur à vivre, c’est la période d’adaptation, quand les bébés se séparent pour la première fois de leurs parents et qu’ils pleurent beaucoup ». Fatiguées, ces professionnelles de la petite enfance peuvent l’être parfois ; les enfants demandent beaucoup d’attention et il faut travailler avec une vigilance de tous les instants, sans jamais relâcher l’attention, gérer les petits maux, les chutes, … « Le travail d’équipe compte beaucoup dans ce contexte », reprend Françoise. « La présence des collègues, de la pédiatre, de la directrice permet de partager les savoirs ». Et de souffler un peu aussi parfois.

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