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Les aides à domicile, un soutien quotidien, un lien précieux

Elles sont huit (bientôt neuf) et font partie du service Retraités-Santé-Handicap. Leur mission : aider les personnes âgées ou handicapées à accomplir les tâches du quotidien que celles-ci ont du mal à réaliser seules.

Annick, Aurélie, Magalie, Sophie, Tatiana, Vanessa, Victoire et Vivi ont l’amour des gens et le sentiment du travail utile chevillé au corps. On ne devient pas aide à domicile par hasard ; cela vient toujours de ce besoin de consacrer ses heures de travail au bien-être de ceux qui ne peuvent plus s’assumer seul. La vocation leur est souvent venue tôt. Tatiana par exemple a suivi un cursus jusqu’à l’obtention d’un BEP Carrières sanitaires et sociales. Elle a effectué des stages en crèches et maisons de retraite, puis elle a suivi une formation spécifique, une « Mention complémentaire d’aide à domicile », qui l’a menée deux jours à l’école et trois jours sur le terrain (déjà au service municipal d’aide à domicile), chaque semaine pendant un an. « Ce métier, c’est vraiment un choix », déclare-t-elle en souriant. Un choix qu’elle assume d’autant plus qu’elle revendique, comme d’autres, une expérience d’aide à domicile entièrement déclinée à Chevilly-Larue. Elle a en commun avec ses collègues d’aimer les gens, vraiment et beaucoup. « Aide à domicile, ce n’est pas toujours un métier facile, mais c’est un métier gratifiant, parce que nous sommes en contact avec les bénéficiaires et que nous nous rendons utiles au quotidien », explique Sophie. « Les personnes à qui nous rendons visite sont contentes de nous voir », se réjouit Tatiana. « Elles peuvent discuter, nous confier leurs soucis. Je rends notamment visite à une dame de 99 ans, très isolée et sans environnement familial ... ».

Être à l’écoute d’abord

« Le relationnel est très important dans ce métier », confirme Catherine Cuisinier, la responsable du service Retraités-Santé-Handicap. Si les aides à domiciles se réjouissent de l’autonomie de leur métier, celui-ci nécessite par ailleurs efforts physiques, disponibilité, discrétion et parfois patience … Elles vont chaque jour, du lundi au vendredi, chez deux personnes le matin et chez deux autres l’après-midi, à raison d’une heure et demi de présence dans chaque foyer. « Nous pouvons nous rendre plusieurs fois par semaine chez la même personne si cela est nécessaire, comme c’est le cas actuellement pour une dame qui dans quelques semaines soufflera ses 100 bougies », précise Sophie.
Le contenu de leur mission ? Aider les bénéficiaires dans les actes de la vie quotidienne devenus difficiles à réaliser de manière totalement autonome. Cela va de l’entretien du logement et du linge à l’aide pour préparer les repas, pour faire les courses … « Nous sortons faire des petites promenades avec les personnes qui le peuvent et le souhaitent », complète Annick. « Nous les aidons à remplir les papiers administratifs, les déclarations d’impôt ». « Et parfois, nous les encourageons à prendre soin d’elles en leur posant du vernis à ongle ou en les accompagnant chez le coiffeur », ajoute Tatiana. « Ça m’est arrivé de sortir le chien de la maison ! » Mais attention, quelque soit l’aide apportée, il y a une règle d’or, comme le souligne Annick :
« C’est très important de respecter l’organisation de la maison, la place de chaque objet. Pas question de déplacer un bibelot car cela peut vraiment les perturber ! ».

Un soutien moral très important

Mais le rôle des aides à domicile ne s’arrête pas là. Elles prennent soin de signaler toute anomalie à leur hiérarchie, notamment celles liées à l’état de santé. Le service relaie alors l’information selon l’urgence à l’entourage proche, au médecin traitant ainsi qu’aux divers services intervenant en complément dans le cadre de l’aide à la toilette et/ou des soins infirmiers. Elles apportent également un réconfort psychologique, quand le moral est en berne. Un réconfort que les bénéficiaires leur rendent souvent bien. Pour exemple, Jean Corsi, 86 ans, un des rares hommes bénéficiaires, se dit lui aussi très attaché aux aides à domicile. « Elles sont gentilles comme tout et elles viennent m’aider deux fois par semaine » explique-t-il. « Je suis très très content de ce service. Je suis seul, j’ai du mal à marcher et ça me distrait de les voir... »

Les vicissitudes du métier

Bien sûr le métier a ses difficultés. Le physique est régulièrement mis à rude épreuve, surtout le dos et les mains qui sont très sollicités. En ce mois d’août, la canicule bat son plein : « Ce qui est dur quand il fait très chaud comme cela, c’est le repassage », soupire Sophie. Le moral en prend aussi parfois un coup ; être aide à domicile nécessite un bon équilibre psychique car c’est être en contact avec des personnes fragilisées, atteintes de maladie, d’Alzheimer par exemple, et qui peuvent être hospitalisées à tout moment, voire disparaître. C’est dur ...« Nous sommes très attachées à nos bénéficiaires, et cet aspect du travail est vraiment le plus difficile », confirme Tatiana. Heureusement, les journées des aides ménagères sont plus souvent égayées par le bonheur qu’elles procurent aux usagers et les personnalités de ces derniers. « Je vais chez une dame qui compose elle-même ses chansons, qu’elle aime me chanter », confie Tatiana. Des anecdotes, elles pourraient en raconter : elles préfèrent les garder par-devers elles –déontologie oblige !– en précisant malicieusement que certaines personnes sont parfois … des personnages !
Joêlle Cuvilliez

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