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La commune mobilisée pour ses enfants

Le 18 novembre dernier, Stéphanie Daumin, la Maire, réunissait les représentants de parents d’élèves élus aux conseils d’école et aux conseils d’administration des collèges. À l’ordre du jour : l’avancement du projet de reconstruction du centre de loisirs Pablo Neruda près d’un an après le sinistre.

   

Voilà près d’un an, un incendie d’origine criminelle détruisait une partie du centre de loisirs Pablo Neruda situé rue Petit Le Roy à proximité de la piscine municipale et du parc départemental. Cet acte de destruction gratuit et irresponsable prive depuis le mois de janvier dernier les enfants et les collégiens chevillais du bénéfice d’une structure d’accueil flambant neuve qui répondait au mieux aux nouveaux besoins de cette tranche d’âge.
« Les travaux de reconstruction de notre centre de loisirs n’ayant toujours pas commencé, j’estime nécessaire de vous informer sur les raisons du blocage que nous subissons actuellement et le retard qui en découle quant à la réalisation des travaux de réhabilitation ».
C’est par ces mots que Stéphanie Daumin, la Maire, accompagnée de Nora Lamraoui-Boudon, maire-adjointe déléguée à l’Enfance et à l’Enseignement, et de Barbara Lorand-Pierre, conseillère municipale déléguée à la Jeunesse, a accueilli les participants.

La Municipalité refuse de céder à la pression

Au lendemain de l’incendie, une fois la sécurisation du site effectuée, toutes les expertises techniques et les chiffrages des dommages ont été menés rapidement par les services municipaux. Aux termes de son contrat d’assurance, la commune devrait bénéficier d’un remboursement total des travaux. Le rapport d’expertise judiciaire préliminaire a rapidement fait état de l’absence totale de responsabilité de la commune dans ce sinistre. Il s’agit d’un bâtiment flambant neuf, aux normes de sécurité, bénéficiant d’une surveillance renforcée et d’une procédure d’astreinte bien rodée. Dans ces conditions, on pouvait espérer un traitement rapide de la demande d’indemnisation et donc un engagement tout aussi rapide des travaux de réhabilitation.
Pourtant, la procédure, qui a dû être portée au tribunal administratif au vu du montant important des dommages (plus d’un million d’€), prend plus de temps que prévu.
En jeu : la défaillance d’un intervenant de la société de télésurveillance dont l’enquête a mis en lumière la responsabilité au moins partielle de l’ampleur du sinistre. Cette entreprise, qui n’a en effet pas suivi la procédure contractuelle ce soir-là, retardant l’intervention des forces de l’ordre et des pompiers, freine l’avancement des expertises et bloque pour l’instant la reconstruction du bâtiment. Son but est clair : jouer la montre, prendre les enfants de la commune en otage pour inciter la commune à signer un accord financier qui lui serait défavorable.
À défaut d’accord amiable, la procédure judiciaire pourrait en effet durer au moins cinq ans.
Refusant de céder à toute pression, la Municipalité a souhaité informer les parents d’élèves afin d’engager, si besoin était, au mois de janvier, une mobilisation publique et médiatique.
Quelques jours plus tard, le 26 novembre dernier, la mairie recevait un courrier de la part de l’assurance s’engageant sur la prise en charge intégrale des travaux quel que soit le résultat du contentieux avec l’entreprise de télésurveillance. Un premier pas qui augure plutôt bien de la suite des discussions.
À suivre, donc !

 
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