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Animateurs aux Pôles collégiens et lycéens

Ils sont une dizaine et ont une mission : aux Pôles collégiens et lycéens, les animateurs du service municipal de la Jeunesse accueillent les jeunes, les accompagnent, de manière différente selon leur âge vers l’autonomie.
Plus qu’une fonction, une vocation.

Tous sont unanimes : « il est fini le temps de l’animateur-clown en tongs avec sa guitare sur le dos ». Au service municipal de la Jeunesse, appelé plus intimement le SMJ, les animateurs d’aujourd’hui, tous dûment diplômés, jouent pleinement leur rôle en accompagnant les jeunes dans leurs projets, en les guidant sur le chemin qui mène à l’âge adulte. Cela n’a l’air de rien mais ce credo a conduit ces dernières années la Municipalité à complètement repenser la conception même de ce que doit être un service municipal de la Jeunesse. Première révolution, en 2007. À la suite d’une enquête qui avait été menée un an avant auprès des collégiens et des lycéens, l’idée a germé qu’il ne fallait plus envisager « les jeunes » comme une seule et même entité mais, au contraire, distinguer des classes d’âge n’ayant pas toutes les mêmes besoins. Cette année-là la Municipalité a fait le choix de créer d’un côté le Pôle collégiens pour les 11-14 ans, de l’autre le Pôle lycéens pour leurs aînés. « Ce qui a permis une meilleure prise en compte des problématiques qui les animent, des risques qui les guettent », explique Sabrina Saïdani, responsable du Pôle collégiens. « Pour moi, c’est un choix de travailler avec de jeunes adolescents », précise Sébastien, animateur au Pôle collégiens. « C’est une tranche d’âge particulièrement intéressante. Tout ce qui est prévention, problème de société, citoyenneté, sexualité, ... on peut l’aborder ». Avec ces nouvelles orientations, renforcées par la mise en oeuvre du Projet éducatif local, les Pôles collégiens et lycéens ne sont plus seulement des structures d’accueil de loisirs ; des relations se sont nouées avec d’autres structures, comme les centres de loisirs, les collèges et le lycée par exemple ou encore les partenaires socio-éducatifs .

Être à l’écoute d’abord

Du même coup, les liens entre les animateurs et les jeunes ont eux aussi évolué. Bien sûr, pour être animateur « il faut avoir conservé un côté enfant, être capable de partir dans un jeu » ; tout comme Laure, animatrice au Pôle lycéens, chacun en est persuadé. Mais il faut aussi, comme le rappelle Djebbar, animateur lui aussi au Pôle lycéen et référent des séjours et actions de solidarité,
« être à l’écoute, accepter de se mettre en retrait et de faire du jeune que l’on a en face de soi une priorité. Sous la casquette d’animateur se cachent plein d’autres rôles ». Organisateurs, accompagnateurs, mais aussi confidents, autorité bienveillante –en un mot, éducateurs– les animateurs sont tout cela. « Nous sommes dans une démarche qui ne consiste plus à seulement fournir du loisirs. On doit toujours avoir une idée pédagogique, derrière la tête », explique Frédéric Stiefel, responsable du Pôle lycéens, tout en soulignant que « l’activité qu’on va proposer n’est qu’un outil d’accompagnement vers l’autonomisation ». Mais attention, comme le rappelle Diahounou, animateur au Pôle collégiens, « nous ne nous substituons pas aux parents, nous contribuons à transmettre aux jeunes certaines valeurs. Leur apprendre le respect du bien-vivre ensemble ou à bien se tenir dans la vie, c’est les pousser vers l’excellence ».

Le plaisir dans un cadre

Qu’ils soient collégiens ou lycéens, les jeunes, qui souvent ne voient que leur plaisir immédiat, ont parfois du mal à admettre que certaines contraintes s’interposent entre eux et leurs désirs. « Quand nous les aidons à monter un projet, nous leur exposons tous les paramètres », raconte encore Djebbar. D’abord pour que ce soient eux qui apprennent à les surmonter, ensuite « parce que dans la vie c’est comme cela, il ne suffit pas de claquer dans les doigts ». Poser un cadre, des limites,
« cela fait partie de notre travail » reprend Laure.
Il arrive malheureusement parfois que la satisfaction ne soit pas au rendez-vous. « Dans ce métier, il faut accepter qu’on peut se tromper, accepter que parfois le message ne passe pas » regrette Sébastien. « Il n’y a pas de recette miracle et nous devons perpétuellement nous remettre en question » reprend Sabrina Saïdani. Une idée également perçue au Pôle lycéens. « Certains jeunes s’excluent d’eux-mêmes ». Mais comme le souligne encore Djebbar, « la porte ne leur est jamais fermée ».

Des clefs pour l’avenir

Être animateur, « cela demande disponibilité, patience et humilité ». D’abord parce qu’il faut accepter de vivre en horaires décalés, de travailler le soir, le week-end, pendant les vacances, de sacrifier sa propre vie de famille. Ensuite parce qu’il n’y a pas de gratification à attendre sur l’instant.
« Notre travail n’est pas quantifiable », en tout cas pas à court terme. « On a quand même souvent cette joie de constater que certains jeunes, des années après, sont toujours contents de nous revoir » souligne Diahounou. Être animateur est avant tout une passion, une vocation ; celle, comme conclut François, « d’orienter les jeunes vers les bonnes portes et de leur donner les clefs pour les ouvrir ». Une vision qui préfigure déjà le rôle du Pôle jeunes adultes, dont la mission est d’avantage d’être un marchepied vers la vie active et qui vient d’être labellisé Point information jeunesse (PIJ). Mais cela est une autre histoire …

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Une vocation...

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