Justice, Infractions, Violences, atteintes à l'intégrité des personnes : Que faire devant une situation de maltraitance d'une personne âgée ?
La maltraitance ou les mauvais traitements infligés à des personnes âgées, particulièrement vulnérables et dépendantes, doivent être signalés par quiconque en a eu connaissance.
La maltraitance s'entend de toutes les formes de violence et de négligence, familiale ou institutionnelle, associées ou non (physiques, morales, psychologiques, médicamenteuses, financières, etc.)
La négligence est fautive, non seulement si elle est active (enfermement...), mais aussi si elle n'est que passive (absence d'aide à l'alimentation...).
Est également qualifiable de maltraitance
la violation des droits civiques (atteintes aux libertés et droits fondamentaux des personnes),
le délaissement en un lieu quelconque, d'une personne en état de péril qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique,
Toute personne non tenue par la loi au secret professionnel ayant connaissance d'une situation de maltraitance d'une personne âgée peut et doit alerter les autorités.
Toute personne tenue par la loi au secret professionnel peut et doit également alerter les autorités
s'il y a privation ou sévices,
s'il y a un risque de suicide ou d'atteinte à la vie d'autrui par usage d'une arme.
L'accord de la victime n'est pas requis dès lors que la personne maltraitée n'est pas en mesure de se protéger elle-même en raison d'une incapacité physique ou psychique.
Il convient :
ou de saisir une autorité administrative (préfet du département, directeur départemental chargé de la cohésion sociale ou de la protection des populations, médecin inspecteur de la santé, travailleurs sociaux, etc.),
ou de saisir le Procureur de la République ou son substitut.
Pour choisir entre toutes ces possibilités, il est possible d'appeler le .
L'auteur du signalement ne doit retenir aucune information relative à la maltraitance dont il a connaissance.
Par exception, un médecin n'est tenu qu'au signalement des faits constatés il n'a pas à dénoncer leur auteur, même s'il le connaît.
La non-dénonciation d'une maltraitance malgré l'obligation peut être punie de 3 ans d'emprisonnement et de d'amende.
Le délaissement peut être puni de 5 ans d'emprisonnement et de d'amende (voire de 15 ou 20 ans, en cas de mutilation, d'infirmité permanente ou de décès).
Code pénal : articles 223-3 à 223-4
Code pénal : articles 223-5 à 223-7-1
Code pénal : articles 226-13 à 226-14
Code pénal : articles 434-1 à 434-7
Code de l'action sociale et des familles : articles L311-3 à L311-11
Code de l'action sociale et des familles : articles L313-24 à L313-27