Déambulez dans les rues à la découverte Chevilly-Larue.
En savoir plusPlusieurs rues de la ville ont changé de nom dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les dénominations ultérieures concernent presque toutes des voies nouvelles ouvertes au fur et à mesure de l’urbanisation de la commune.
Dès la Libération, la municipalité issue de la Résistance s’est immédiatement attachée à conserver la mémoire de la guerre. D’octobre 1944 à février 1950, elle a changé le nom de 14 rues situées dans l’est de la commune pour commémorer des batailles (Bir-Hakeim, Stalingrad), des combattants (général Leclerc) et des martyrs (Pierre Brossolette). Elle rend notamment hommage à six Morts pour la France, Chevillais ou patriotes tombés à Chevilly-Larue. La ville comporte ainsi les rues François Sautet et Georges Margueriteau, résistants fusillés au Mont Valérien le 11 août 1942, et les rues du Père Mazurié, Jacques Hellouin, Petit Le Roy et de l’Adjudant-chef Dericbourg, tués à Chevilly-Larue le jour de la Libération, le 24 août 1944. Pour célébrer la fin de l’Occupation, la place de la Prévoyance est rebaptisée place de la Libération, tandis que l’avenue de la mairie devient l’avenue de la Liberté (actuelle avenue du Général de Gaulle depuis fin 1970). Plus tard, la nouvelle municipalité élue en 1977 donnera les noms de Marcel Jolivet, jeune Chevillais tué au combat en Alsace le 14 décembre 1944, à une rue en 1989 et du Maréchal de Lattre de Tassigny à une place en 1992. À partir du milieu des années 1950, l’urbanisation de la ville s’accélère. Il s’agit de dénommer les voies ouvertes dans les derniers lotissements et dans les nouvelles cités et résidences. À Larue, la présence depuis 1938 du boulevard Jean Mermoz entraîne, dans son voisinage, une concentration de 17 noms de rues liés à l’aviation. Aux Sorbiers et à La Saussaie, ce sont les noms de provinces françaises qui sont à l’honneur depuis 1966, de même que dans la partie chevillaise du marché de Rungis, ouvert en 1969. L’urbanisation prend un nouvel essor à partir de la mise en chantier en 1989 de la zone d’aménagement concerté (ZAC) Petite Bretagne. Les nouvelles dénominations de rues sont désormais plus diversifiées, avec principalement des noms d’artistes, d’écrivains, d’humanistes, de savants, en général contemporains. Quelques appellations font aussi référence à la vie locale passée (Horticulteurs, Oseraie, Saut du loup, Guinet). Ainsi, les dénominations récentes de rues de la ville traduisent à la fois une volonté de modernisme et un ancrage dans l’identité chevillaise.
Marc Ellenberger, archiviste municipal
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