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Les femmes au conseil municipal de Chevilly-Larue

Les femmes ont été longtemps minoritaires au sein du conseil municipal, jusqu’à la parité instaurée en 2001. Au fil du temps, elles s’y sont montrées de plus en plus actives.

Les élections municipales du 3 mai 1925 sont marquées par l’émergence d’un vote ouvrier à Chevilly-Larue et par la première contestation locale du monopole électoral masculin. Six militantes communistes y ont en effet recueilli une voix chacune. Mais il a fallu attendre l’ordonnance du 21 avril 1944 pour que les femmes deviennent électrices et éligibles. Une première Chevillaise a toutefois siégé à partir du 22 mars 1942 au conseil municipal, alors nommé par le préfet du régime de Vichy : Adèle Cretté, notable, fille de l’ancien maire Henri Cretté.

Le conseil municipal de l’Occupation est destitué le 22 août 1944 par le comité local de Libération présidé Paul Hochart. Un conseil municipal provisoire issu de la Résistance est constitué le 10 septembre 1944. S’y trouvent deux militantes communistes : Louise Gross et Suzanne Sautet, veuve de François Sautet fusillé en 1942.

Les élections municipales du 29 avril 1945 étrennent le droit de vote des femmes et leur éligibilité. Marthe Brun, Hortense Guny, Marcelle Vol et Andrée Lagrange, résistantes de tendances diverses, sont ainsi les 4 premières Chevillaises élues, toutes sur la liste victorieuse d’union des mouvements de Résistance. Dès les élections suivantes en 1947 et jusqu’en 1971, les partis politiques reviennent à des listes propres comprenant chacune 2 à 5 candidates souvent placées en seconde partie de liste. Dans cette période, le nombre de conseillères municipales oscille entre 2 et 5, tandis que le conseil municipal passe de 21 à 27 membres et que le scrutin devient majoritaire.

L’engagement politique et municipal des femmes : progresse à partir de 1965. Dans la liste gaulliste élue cette année-là figurent trois femmes, Monique Furiani, Charlotte Kronn et Lia Vetzikian, très actives dans les domaines social et scolaire. Lors de l’élection du maire le 26 mars, au cours de laquelle Gabriel Chauvet est réélu, trois voix masculines se portent sur Lia Vetzikian*. Elle devient alors la première Chevillaise élue maire-adjointe. La ville bascule à gauche le 13 mars 1977. La liste victorieuse de Guy Pettenati comprend 7 femmes. 2 sont élues maire-adjointes : Fernande Mintel et Jacqueline Grymonprez (qui le restera 31 ans, jusqu’en 2008). En 1983, alors que le conseil municipal passe de 27 à 33 membres et malgré l’instauration du scrutin semi-proportionel, peu de candidates de l’opposition seront élues. En 1995, il n’y en aura même aucune bien que l’opposition en ait présenté jusqu’à 15 par liste.

Les élections municipales du 11 mars 2001 étrennent la parité sur les listes de candidatures fixée par la loi du 6 juin 2000. Le conseil municipal compte ainsi 16 femmes sur 33 membres. Parmi elles, Rose-Marie Sterge est la première Chevillaise tête de liste (liste Démocratie communale). Sur les 9 maires-adjoints, il n’y a toutefois encore que 2 femmes. Elles seront 3 dès 2003, après l’élection de Christian Hervy, puis 4 à partir des élections de mars 2008, sur l’impulsion de la loi complémentaire sur la parité du 31 janvier 2007. Les élues chevillaises sont ainsi de plus en plus impliquées dans la vie municipale. Une question demeure : à quand une femme maire à Chevilly-Larue ?

Marc Ellenberger, archiviste municipal

Jacqueline Grymonprez, ici en 1977, a été maire-adjointe durant le nombre record de 5 mandats, de 1977 à 2008. Première adjointe depuis 1989, elle a eu plusieurs fois l’occasion de remplacer le maire dans ses fonctions. (Collection : Archives municipales)

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Lia Vetzikian

Lia Vetzikian, première femme maire-adjointe, élue en 1965.

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